La BEI ne financera plus le charbon gros émetteur de CO2

Le 25 juillet 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les centrales à charbon ne risquent pas pour autant de disparaître
Les centrales à charbon ne risquent pas pour autant de disparaître

Ce n’est pas tout à fait la fin du charbon en Europe. Et cela ne s’en rapproche pas. Après 10 mois de consultation, la Banque européenne de l’investissement a annoncé, mercredi 24 juillet, une modification de ses «lignes directrices» d’investissement.

Dans un communiqué, le bras financier de l’Union européenne précise que la banque «concentrera ses financements sur des projets relevant de l'efficacité énergétique, des énergies renouvelables et des réseaux d’énergie, ainsi que des activités connexes de recherche et d’innovation». La mort du crédit pour les bâtisseurs de centrales à charbon? Pas si sûr.

Car, en fait, la BEI précise qu’elle financera «l’ensemble des projets de production d'énergie à partir de combustibles fossiles» qui émettront moins de 550 grammes de CO2 par kilowattheure produit. Soit le facteur carbone moyen des centrales au gaz. Mais pas seulement.

De nouvelles technologies de combustion permettent toutefois de brûler du charbon à très haute température (600°C) et sous de très forte pression (275 bars), améliorant le rendement de la combustion et réduisant les rejets carbonés. Les centrales dites ultra supercritiques devraient ainsi pouvoir brûler du charbon tout en émettant juste autant, voire moins, de gaz carbonique qu’une centrale classique au gaz.

Autre moyen de rester dans les clous fixés par la BEI: la co-incinération. En clair, il s’agit de brûler en même temps du charbon et de la biomasse, dont le CO2 n’est pas comptabilisable par les inventaires d’émission de gaz à effet de serre, puisque issu des végétaux. En adaptant ainsi l’une de ses chaudières, la centrale britannique de Drax a réduit de 2,5 millions de tonnes par an ses émissions de dioxyde de carbone. Elle prévoit de généraliser cette pratique sur toutes ses installations.

Rien n’interdit non plus aux adeptes de King Coal de capter le CO2 émis par une centrale avant de l’injecter dans des couches géologiques étanches. C’est le principe du captage-stockage de carbone (CSC). Au vu de la faiblesse des prix du quota d’émission et du manque d’incitation des gouvernements, nul électricien n’y songe vraiment aujourd’hui. Mais si la BEI donne un coup de pouce…

http://www.eib.org/about/press/2013/2013-115-european-investment-bank-to-reinforce-support-for-renewable-and-energy-efficiency-investment-across-europe.htm



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