La barrière de corail australienne menacée par des projets miniers

Le 05 juin 2012 par Stéphanie Senet
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La grande barrière de corail est classée au patrimoine mondial de l'Unesco
La grande barrière de corail est classée au patrimoine mondial de l'Unesco

L’Unesco a demandé à l’Australie, le 2 juin, de prendre des mesures urgentes afin de protéger la grande barrière de corail de l’Etat du Queensland (nord-est) de l’exploitation minière et gazière.

Canberra a en effet lancé un plan d’investissement sans précédent pour développer ses ressources énergétiques, en particulier le gaz naturel liquéfié et le charbon.

Or l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture tire le signal d’alarme. «La baisse de la qualité de l’eau et le changement du climat sont des enjeux majeurs, mais il est essentiel de freiner le développement économique qui menace la résistance de la barrière de corail», estime-t-elle. Le comité menace de classer «en danger» le site inscrit au patrimoine de l’humanité si certains projets ne sont pas abandonnés. L’Australie dispose par ailleurs de 8 mois pour adopter une charte de développement plus soutenable.

L’ile-continent se partage entre deux réactions différentes. Au niveau national, le ministre travailliste de l’environnement reconnaît que la barrière de corail est exposée «aux risques du changement climatique et à l’impact du développement côtier». Tony Burke ajoute être «déterminé à y faire face en prenant une série de dispositions favorables à la côte et à l’environnement marin». Des paroles suivies d’acte puisqu’il vient de suspendre, ce 5 juin, l’autorisation accordée il y a une semaine par le Queensland à l’exploitation d’une gigantesque mine de charbon, en raison de son potentiel impact sur la grande barrière de corail. Le gouvernement fédéral disposait de 30 jours pour se prononcer.

De son côté, le Premier ministre conservateur du Queensland ne cache pas sa colère. Selon lui, «Tony Burke veut fermer le secteur des matières premières dans notre Etat pour faire plaisir aux groupes écologistes».

Le projet Alpha Coal, dont la construction de la mine était prévue entre 2013 et 2016, visait à produire près de 30 millions de tonnes de charbon vapeur par an. Il était financé par le groupe indien GVK et par la multimilliardaire australienne Gina Rinehart, héritière des mines Hancock.

En Australie, l’exploitation de ces mines entraîne le développement de ports gigantesques et accroît largement le trafic maritime.

 



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