La Banque mondiale sort définitivement du charbon

Le 11 octobre 2018 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Haveuse dans une mine de charbon.
Haveuse dans une mine de charbon.
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L’institution de Washington renonce finalement à financer sa dernière centrale au charbon. Et sa filiale, l’IFC, verdit sa politique d’investissements.


Un souci de moins pour Jim Yong Kim. Mercredi 10 octobre, le président de la Banque mondiale a confirmé l’arrêt de toute subvention de la banque multilatérale aux projets charbonniers. L’institution de Washington ne financera donc pas la centrale kosovarde Kosova e Re, un projet dont le coût est estimé à 415 millions de dollars (359 M€).

Respect des règles
Devant être construite par Contour Global, cette installation de 450 mégawatts (MW) doit utiliser le lignite local, le combustible fossile le plus émetteur de gaz carbonique. «Nos règles internes nous obligent à choisir les options les moins coûteuses et les énergies renouvelables sont maintenant moins onéreuses que le charbon», a justifié Jim Yong Kim. Avec 5 ans de retard, la promesse faite en 2013 de ne plus financer de centrales au charbon va donc être finalement tenue.

faire le ménage
C’est aussi le cas de la compagnie financière internationale. Plus connue sous son acronyme anglais (IFC), la filiale de la Banque mondiale dédiée aux investissements dans le secteur privé est, elle aussi, en train de verdir ses modes d’intervention. Sous l’impulsion de son directeur général, Philippe Le Houérou, l’IFC a décidé de faire le ménage dans ses investissements.

prix carbone interne
Dans une tribune publiée le 8 octobre par Devex, l’ancien stratège de la Berd rappelle les évolutions de la politique d’investissement de la banque: prise en compte d’un prix carbone (40 à 80 $/t CO2 -35 à 69 €/t) dans le modèle d’affaires des projets de cimenteries, d’usines chimiques et de centrales à flammes, règles empêchant de prêter de l’argent à des intermédiaires qui financeraient des centrales au charbon.
Le verdissement n’est pas achevé. Dans les prochains mois, l’IFC va inciter ses clients à publier leur exposition au risque charbon ainsi que leur politique ESG. Un premier pas vers la conditionnalité d’octroi des prêts?



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