La baisse de la consommation de viande : une tendance de fond

Le 07 septembre 2018 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les Français goûtent de moins en moins à la charcuterie et à la viande de boucherie.
Les Français goûtent de moins en moins à la charcuterie et à la viande de boucherie.

 

Coïncidence. Au moment où les ondes sont saturées de débats sur le bien-être animal, les Français continuent de réduire leur demande de produits carnés, révèle une étude du Crédoc.


Dans leur note mise en ligne jeudi 6 septembre, Gabriel Tavoularis et Elena Sauvage estiment que les Français ont réduit de 12% leur consommation de viande entre 2007 et 2016. De 153 grammes par jour il y a 10 ans, la portion individuelle moyenne est tombée à 135 grammes en 2016. En cause: une moindre appétence pour la charcuterie (-17%) et la viande de boucherie (-21%).

les raisons du déclin

Plusieurs facteurs expliquent cette évolution. «L’évolution des modes de vie, les inquiétudes pour la santé, la sensibilisation à l’impact sur l’environnement, la question du bien-être animal et la hausse du prix de vente seraient autant de facteurs pouvant expliquer la baisse de consommation des produits carnés en France. A cela s’ajoutent sans doute un manque d’adéquation entre l’offre et la demande en terme d’usages et de praticité ou encore une remise en question de la qualité gustative de la viande», indiquent les deux auteurs.

La baisse est manifeste dans deux catégories socioprofessionnelles aux antipodes l’une de l’autre: les cadres et les professions libérales d’un côté (-19%) et les ouvriers de l’autre (-15%). Dans les années 1990, les cadres avaient réduit de 40% leur demande de produits carnés.

1% de veggie ou de flexi

En 2016, 1% de la population française n’avait pas consommé le moindre gramme de viande au cours d’une semaine, contre 0,3% 10 ans auparavant. «Ce pourcent peut correspondre à des individus qui sont soit végétariens, soit flexitariens», concluent les deux auteurs.
 



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