L’usine «toxique» de Montreuil ferme ses portes

Le 28 juin 2018 par Stéphanie Senet
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En rouge: l'usine. En vert: les écoles.
En rouge: l'usine. En vert: les écoles.
LCPP

L’usine de traitement chimique de pièces aéronautiques de Montreuil est mise à l’arrêt suite à la mise en liquidation judiciaire de la SNEM (Société nouvelle d’eugénisation des métaux), selon un communiqué de la préfecture de Seine-Saint-Denis.

Ce sont finalement des considérations économiques qui ont eu raison de l’activité controversée de l’usine de traitement montreuilloise de la SNEM, appelée «l’usine toxique» par les riverains. Après qu’une leucémie a été détectée chez un enfant du quartier âgé de 11 ans, en juin 2017, les habitants réclamaient, au nom de la protection de la santé publique, la fermeture immédiate et définitive de cette ICPE[1] traitant contre la corrosion des pièces mécaniques pour les groupes Airbus et Safran. Ils clamaient sa dangerosité au regard de l’état délabré des toitures en tôle, de fuites d’eau polluée et de concentrations élevées de métaux lourds dans des échantillons de compost.  

 

Sans risque?

Mais les nombreuses plaintes déposées par l’association de quartier ‘Les buttes à Morel’ n’ont pas eu de suite. La qualité de l’air des trois écoles situées à proximité de l’usine a en effet été décrétée sans risque pour les élèves, les riverains et les salariés, selon des analyses effectuées en septembre 2017 à la demande de la préfecture.

 

Acte 1: fermer et sécuriser

La fermeture de l’usine va se dérouler en deux temps. Tout d’abord deux salariés sont maintenus sur le site pour réaliser sa fermeture définitive. Selon la préfecture, «les dispositions nécessaires ont été prises pour le maintenir en sécurité lorsque les lieux seront inoccupés». Soient la vérification de la clôture, la fermeture à clé des accès, et un devis pour l’évacuation des bains de traitement et des déchets.

 

Acte 2: dépolluer

Ensuite, le mandataire liquidateur procèdera à la déclaration de cessation d’activité, à la définition de l’usage futur du site et à la dépollution des terrains. «Si ces terrains étaient rachetés en vue d’une utilisation différente d’une utilisation industrielle, il appartiendrait à l’aménageur de faire les éventuels travaux de dépollution supplémentaires permettant ce changement d’usage», ajoute, en prévision, la préfecture.

 



[1] Installation classée pour la protection de l’environnement

 



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