L’US EPA veut abattre le mercure des centrales thermiques

Le 17 mars 2011 par Geneviève De Lacour
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Selon un article du « The New York Times », publié le 17 mars, l’Agence américaine de protection de l’environnement (US EPA selon l’acronyme anglais) s’apprête à réglementer les rejets des centrales à charbon en proposant, pour la première fois de son histoire, des valeurs nationales pour les normes d’émission en mercure et autres polluants.

Lisa Jackson, administratrice de l’agence américaine, a déclaré que le « contrôle de dizaines de substances dangereuses émises par les centrales à charbon restait en souffrance depuis longtemps et que cette mesure permettrait d’éviter chaque année des milliers de décès et des dizaines de milliers de maladies. »

Environ la moitié des centrales à charbon des Etats-Unis, soit plus de 400 centrales, possèdent un système de contrôle des émissions de polluants. Le tiers des Etats américains ont défini leurs propres normes pour les rejets de mercure dans l’atmosphère. Mais le plan, proposé le 16 mars, est la première mesure d’ampleur nationale. Il faut dire que la décision de réglementer les émissions des centrales à charbon a été repoussée à maintes reprises. En outre, de récentes données de l’agence américaine indiquent que les émissions de mercure ont augmenté de 8% entre 1999 et 2005, passant de 49 à 53 tonnes par an. Et que celles d’arsenic ont progressé de 31% passant de 160 à 210 tonnes par an.

Lisa Jackson a estimé à 10 milliards de dollars, le coût annuel, pour les industriels, pour atteindre les nouvelles normes d’émission. Les bénéfices pour la santé et l’environnement sont, quant à eux, estimés à 100 milliards de dollars. Elle a également indiqué que le coût associé pour une telle mesure serait de 3 à 4 dollars par foyer américain lorsque la nouvelle réglementation deviendra effective en 2015. L’Agence a reconnu qu’il s’agit d’une des mesures les plus couteuses jamais décidée dans toute son histoire.

La responsable de l’US EPA a expliqué que le mercure et les autres substances émises dans l’atmosphère pouvaient altérer le système nerveux des fœtus et des enfants, exacerber les problèmes d’asthme et générer de longues maladies pour de centaines de milliers d’Américains.

Elle a ajouté que la construction et la maintenance de filtres sur les cheminées des usines pourrait créer à court terme plus de 30.000 emplois.



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus