L’université de Glasgow rejoint le mouvement anti-carbone

Le 09 octobre 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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L’université de Glasgow ne veut plus investir dans les énergies fossiles.
L’université de Glasgow ne veut plus investir dans les énergies fossiles.
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De plus en plus d’investisseurs commencent à bouder le secteur des hydrocarbures. Le 19 septembre dernier, trois jours avant le sommet climatique de New York, 181 institutions et 656 investisseurs individuels ont annoncé leur intention de ne plus mettre le moindre cent dans des actions d’entreprise exploitant les énergies fossiles. De quoi divertir une cinquantaine de milliards de dollars des compagnies pétrolières ou charbonnières.

Mouvement marginal

Encore marginal, le mouvement gagne le Royaume-Uni. Faisant suite à une demande de ses étudiants, l’université de Glasgow a annoncé, en début de semaine, son intention de se désengager du secteur des fossiles. En 10 ans, l’université gèlera et réduira progressivement ses investissements (18 millions de livres soit 23 M€) dans l’extraction d’énergie fossile, a promis son secrétaire général, David Newall. L’institution écossaise avait sous doute anticipé le désamour de ses étudiants pour les «pétrolières», dont les actions ne représentent plus que 4% des actifs financiers de l’université.

Le trésor de guerre d'Oxford

D’autres universités britanniques pourraient suivre le mouvement. Le mois prochain, le conseil d’administration de l'Ecole des études orientales et africaines de l'université de Londres doit statuer sur ce sujet. Et les dirigeants des universités d’Edinburg et d’Oxford sont appelés à faire de même dans les prochaines semaines. Le trésor de guerre de cette dernière est estimé à près de 4 Md$ (3,1 Md€).

Faut-il y voir le début de la fin du secteur pétrolier? Nous n’en sommes certainement pas là encore. La capitalisation boursière des 1.800 compagnies pétrolières et charbonnières cotées frôle les 5.000 Md$ (3.800 Md€). A elle seule, ExxonMobil «vaut» 425 Md$: l’équivalent du PIB autrichien! Bref, pour influer sur la stratégie de ces groupes, il faudra massivement «désinvestir».



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