L'Unice demande une refonte du programme Reach

Le 19 janvier 2005 par Christine Sévillano
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

L'organisation patronale européenne publie un document sur le programme Reach, discuté aujourd'hui au Parlement européen. L'Unice propose notamment le retrait de certaines substances naturelles du dispositif de contrôle pour se concentrer davantage sur celles qu'il estime présenter des risques objectifs.

Dans un document intitulé "An EU industry recommandation to improve the efficiency and workability of Reach", les responsables de l'Unice, organisation patronale européenne qui représente 20 millions d'entreprises, ont présenté en début de semaine des propositions sur le programme Reach (Registration, evaluation, autorisation and restriction of chemicals). Discuté aujourd'hui au Parlement européen, Reach n'est pas remis en cause dans ses objectifs de protection de la santé humaine et de l'environnement sans mettre en péril la compétitivité des entreprises européennes selon l'Unice. Mais sa mise en oeuvre par les autorités européennes prête encore à discussion.

L'organisation patronale souhaite en effet commencer par le contrôle des substances chimiques les plus utilisées et importées par les industries. «Il vaut mieux que l'évaluation et l'enregistrement commencent par les substances chimiques qui présentent des risques importants et objectifs plus que sur les gros volumes», explique Daniel Cloquet, directeur des affaires industrielles de la fédération européenne. D'autant plus que les produits les plus utilisés actuellement sont des matières inorganiques, c'est-à-dire dénuées de carbone comme les ciments, les minerais ou le fer, que l'organisation patronale veut voir retirées de Reach. «Il vaut mieux se concentrer sur les substances qui suscitent de véritables préoccupations», poursuit le responsable. L'Unice demande le retrait de ces substances primaires, mais aussi des déchets, ce qui impliquerait une forte diminution des substances à évaluer puisque selon Alain Perroy, directeur général du Conseil européen de l'industrie chimique (Cefic), Reach ne concernerait alors plus que 3.000 à 6.000 substances contre les 30.000 estimées par la Commission.

L'organisation patronale sollicite en outre des procédures d'évaluation et d'enregistrement simples avec un document unique. Toutefois, elle refuse le partage d'informations entre industriels sauf pour les résultats des tests effectués sur les animaux vertébrés.




A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus