L’ultime défaite de Don Quichotte

Le 22 août 2005 par Enerpresse
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Pour son 400e anniversaire, «l’Ingénieux Hidalgo» doit se retourner dans sa tombe. Car le cavalier solitaire a définitivement perdu la bataille qui l’opposait aux propriétaires des moulins à vent.

Avec une capacité installée de 200 mégawatts (MW), en 1997, l'Espagne a vu croître de 30% par an son parc de turbines au cours de ces 8 dernières années. L'an passé, rappelle l'EWEA (le lobby éolien européen) dans un communiqué publié vendredi, , le royaume a affiché un parc de 8.263 MW, passant pour la première fois devant l'Allemagne, jusqu'alors championne du monde incontestée. Trois provinces se taillent la part du lion d'Eole : la Galice (2.098 MW, soit 24,6% du parc national), la Manche -la région de Don Quichotte, un comble!- (1.650 MW, soit 19%) et la Castille y Leon (1.523 MW, soit 17,8%).

Malgré ces impressionnantes performances, la dynamique espagnole n'est pas sur le point de retomber. Le gouvernement de José Luis Zapatero a récemment revu à la hausse la part que l'éolien pourrait prendre dans la production totale de courant outre-Pyrénées: 15% en 2010, contre 6,5% actuellement. Ce qui implique tout de même de mettre en service près de 12.000 MW d'ici 2011, soit une moyenne annuelle de 2.000 MW: précisément la capacité installée en 2004. Le succès du développement de ce mode de production tient à la mise sur pied d'une véritable filière industrielle, qui réunit désormais plus de 500 entreprises, dont 150 usines. Le tout employant 30.000 personnes. Un chiffre qui pourrait d'ailleurs doubler d'ici 2011, si l'on en croit les estimations de l'EWEA.

L'autre atout de l'éolien espagnol, hormis les tarifs incitatifs, aura été le fort soutien que lui ont apporté les électriciens. Très en avance sur ses concurrents, Iberdrola exploitait, en 2004, 38% des moulins à vent d'Espagne. Nul doute que la compagnie basque eut été la première des cibles de Don Quichotte. En effet, les autres électriciens sont loin derrière. Endesa gère 10% du parc espagnol, l'alliance Union Fenosa-ENEL 2%, soit moins que le danois Energi E2 (3%). Le reste est entre les mains d'investisseurs ou de constructeurs.




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