L'UIPP revient sur sa campagne de communication

Le 23 juin 2005 par Claire Avignon
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Lors de la conférence de presse sur l'actualité du secteur phytosanitaire, l'Union des industries de la protection des plantes (UIPP) est revenue sur la polémique qu'elle a créée suite à sa campagne de communication.

Une sur deux. Sur les deux actions judiciaires entamées contre l'Union des industries de la protection des plantes (UIPP) suite à la «campagne presse» sur les produits phytosanitaires, l'Union en a gagné une et perdu l'autre. Pour le moment. Car dans les deux cas, il y a eu appel.

L'affaire la plus importante a été engagée en mars devant le tribunal de grande instance de Rennes par Eaux et rivières de Bretagne, Euronat, le Moulin de Marion, le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF), le Syndicat national des apiculteurs (SNA) ainsi que Objectif bio 2007. Les associations voulaient obtenir l'interdiction de la campagne de l'UIPP, la jugeant «mensongère». Les plaignants ont été déboutés, le juge s'étant déclaré incompétent. Toutefois, le MDRGF et Euronat ont fait appel.

D'autre part, l'Interprofession de la filière des fruits et légumes frais (Interfel) et l'Union nationale interprofessionnelle des légumes transformés (Unilet) ont eu gain de cause devant le tribunal de Nanterre en février dernier. Les deux organismes voulaient que l'UIPP retire des visuels de campagne le melon et les petits pois pour qu'ils ne soient pas  assimilés aux produits phytosanitaires. L'Union a donc dû remplacer les végétaux par un homme et une femme dans une cuisine. «Nous avons fait appel, indique Jean-Charles Bocquet, directeur général d'UIPP. Car selon nous, le melon n'appartient à personne.»

La campagne qui a lieu de février à juin a visé 8 titres et 29 parutions, essentiellement dans la presse féminine (Avantages, Elle, Marie-Claire, etc.) sous le titre «Et vous, que connaissez-vous des pesticides?» L'UIPP qui avoue avoir reçu beaucoup d'insultes a toutefois été fière d'annoncer un total de 15.000 pages visitées sur le site internet dédié à la campagne. Et malgré tout, l'UIPP souhaite continuer la campagne. «Nous avons besoin d'un débat contradictoire», plaide Emmanuel Butstraen, président de l'UIPP. «Nous souhaitons continuer le dialogue, même s'il s'avère difficile, voire impossible avec certains, ajoute Claire Morin, chargée de la communication et de l'environnement à l'UIPP. Les associations de défense de l'environnement ont confisqué le débat. Ce n'est pas très démocratique.» Résultat le 5 juillet, lors du délibéré de l'appel en référé.




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