L’Ufip s’essaie à la fracturation des députés

Le 10 mai 2011 par Geneviève De Lacour
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Dans une note envoyée aux députés le 6 mai dernier, l’Union française des industries pétrolières (Ufip) estime «indispensable que le débat actuel sur les perspectives et les conditions de l’exploration et de l’exploitation éventuelle des hydrocarbures de schiste ne conduise pas à renoncer, sans aucun examen, à une ressource qui, si elle s’avère exploitable de façon économique et en respectant l’environnement, pourrait renforcer la sécurité énergétique du pays».
 
Pour appuyer sa démonstration, l’union professionnelle avance quelques arguments.
Selon elle, les permis de recherche accordés par les pouvoirs publics n’ont pour objectif «que de permettre d’identifier des ressources».  
 
En ce qui concerne la fracturation hydraulique, l’Ufip évoque la création d’un réseau de fissures dans la roche tout en évitant d’employer le terme d’explosion.
 
Dans cette note, l’Ufip examine les besoins en eau et considère que «l’extraction d’hydrocarbures engendre naturellement une forte production d’eau, beaucoup plus importante que la production pétrolière et gazière». Visiblement, le problème des énormes quantités d’eau nécessaires à la technique de fracturation hydraulique serait résolu par la production même du forage.
 
Ensuite, l’union considère que le nombre d’additifs utilisés pour ce type d’extraction est de plus en plus restreint et serait «de l’ordre d’une dizaine». «La réglementation européenne sur les produits chimiques est par ailleurs stricte et les industriels travaillent sur le remplacement de ces additifs chimiques par des produits agro-alimentaires
 
Enfin, selon l’Ufip, le film «Gasland» sert d’épouvantail à beaucoup d’opposants. Un film qui serait «dénoncé par de nombreux experts pour son parti pris dénué de toute objectivé». La flamme qui s’allume à l’approche du briquet correspond, toujours selon la note, «à l’inflammation d’une poche de méthane biogénique, c’est-à-dire du méthane d’origine biologique qui provient de la présence naturelle de bactéries dans la nappe phréatique».
 
Pourtant, le professeur Rob Jackson(1), auteur d’une étude américaine sur les fortes concentrations en méthane dans l’eau du robinet de maisons entourées de puits de gaz de schiste, confirme avoir été le témoin du même phénomène. Le scientifique fait un lien direct entre l’exploration de ces gaz de schiste et l’inflammation de l’eau du robinet. (1)
 
(1)    Voir article du JDLE: Du gaz de schiste dans l’eau potable.


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