L'UFC-Que choisir lutte contre la sécheresse

Le 18 juillet 2005 par Charlotte Monégier
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L'Union fédérale des consommateurs (UFC) – Que choisir dénonce la politique gouvernementale en matière d'eau et propose des réformes de fond pour lutter contre la sécheresse.


Le 11 juillet, l'UFC – Que choisir a dénoncé la politique du gouvernement en matière d'eau. Les épisodes de sécheresse se succèdent depuis la fin du mois de mai: 9 nouveaux départements ont pris des mesures de limitation d'usage d'eau, portant à 22 le nombre de départements concernés sur le territoire métropolitain. Ils se situent essentiellement dans les régions Pays de la Loire et Poitou-Charentes, en périphérie de la région parisienne, et dans le sud de la vallée du Rhône. Cet été, de nombreux agriculteurs risquent de perdre une grande partie de leur récolte. Pour pallier cette situation quelque peu alarmante, «il faudrait que le gouvernement mette en place un fonds d'indemnisation en débloquant un budget spécial », affirme François Carlier, chargé de mission environnement à l'UFC-Que choisir. Mais cette indemnisation ne réglera pas les problèmes de fond.

«Depuis 30 ans, la France connaît la plus importante croissance de surface irriguée, reprend François Carlier, il faut donc penser à une réforme structurelle, afin de rééquilibrer la situation». En effet, la seule mesure restrictive existant aujourd'hui est le versement d'une redevance aux Agences de l'eau, chargées ensuite de gérer la dépollution des fleuves. Elle est calculée en appliquant au volume de l'eau prélevé un taux, puis un coefficient d'usage. Pour être supportables par l'agriculture, les consommations agricoles sont affectées d'un coefficient de réduction par rapport au tarif domestique. Ainsi, bien que l'irrigation agricole représente en été 80% de la consommation nationale en eau, les agriculteurs ne paient que 1% du total de la redevance perçue par les Agences de l'eau.

Un projet de loi sur l'eau sera bientôt discuté à l'Assemblée nationale et s'il est adopté, les sommes versées par les agriculteurs représenteront 4% de la totalité. Ce qui est mieux, mais pas suffisant. Pour une plus grande avancée, l'UFC – Que choisir propose le système de l'éco-taxe. «Il relèverait la redevance sur la consommation d'eau pour les agriculteurs, explique François Carlier, tout cela sans instaurer de taux national fixe, puisque cette consommation d'eau dépend de chaque département». Dans certains départements, cette éco-taxe pourrait ainsi multiplier par 3 le pourcentage de la redevance agricole. Tout l'argent récolté serait ensuite redistribué aux agriculteurs, mais sous forme d'aides à la reconversion. En effet, certaines cultures, comme le maïs, ont besoin d'être très irriguées. D'autres au contraire nécessitent moins d'eau, comme le colza par exemple. «Ce soutien financier, conclut François Carlier, aiderait les agriculteurs à se tourner vers d'autres cultures, nous pourrions ainsi faire de grandes économies d'eau».




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