L’UE s’engage à protéger les stocks de poissons en Méditerranée

Le 30 mars 2017 par Stéphanie Senet
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91% des stocks de poissons sont surexploités en Méditerranée selon Bruxelles
91% des stocks de poissons sont surexploités en Méditerranée selon Bruxelles

Dans sa déclaration de Malte, signée le 30 mars, l’Union européenne s’engage à garantir la durabilité de la pêche au cours des 10 prochaines années. 

 

La déclaration de Malte (MedFish4ever) a été officiellement signée par les représentants de sept pays côtiers de la Méditerranée et de l’Union européenne. Elle comporte une série d’engagements plus ambitieux les uns que les autres. A commencer par établir des plans de gestion pluriannuels de toutes les pêcheries importantes. Deuxième objectif: faire disparaître la pêche illégale en 2020, grâce à un cadre juridique et des moyens humains et techniques permettant d’assurer les contrôles.

Autres engagements: favoriser les projets locaux et collecter données et évaluations scientifiques d’ici à 2020.

 

Neuf zones prioritaires

«Neuf zones sont à protéger en priorité si on veut sauver les écosystèmes méditerranéens et entamer un processus de récupération des stocks, comme l’Adriatique centrale», a réagi le réseau MedReAct dans un communiqué. Les autres zones sont situées au Nord de la Sicile, aux Baléares, dans la mer d’Alboran, au sud de la mer de Ligurie, à l’Ouest de la Sardaigne, à Alicante, dans le Golfe de Gascogne et dans le mer Egée et mer de Thrace.

La création d’une zone protégée en Adriatique est d’ailleurs en cours d’examen à la Conférence régionale de gestion des pêches de Méditerranée (CRGP). La Méditerranée connaît un déclin très important des stocks de poissons, dont 91% sont touchés par la surpêche, notamment par les chaluts de fond, selon la Commission européenne.