L’UE a arrêté sa position pour la conférence de Nairobi

Le 28 septembre 2006 par Enerpresse
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Deux mois avant l’ouverture de la prochaine conférence mondiale sur le changement climatique (COP-MOP 2), qui se tiendra à Nairobi du 6 au 17 novembre, l’Union européenne a arrêté sa position officielle.

Dans une note confidentielle établie par la présidence finlandaise, dont Enerpresse a pris connaissance, les gouvernements des 25 constatent que les choses ne s'améliorent pas. Bien que le quatrième rapport du Groupement international d'experts sur l'évolution du climat (Giec) ne soit (officiellement) pas encore connu, l'Europe se dit «préoccupée par les preuves scientifiques plus nombreuses du changement climatique et de ses impacts socio-économiques désastreux.» L'UE appelle les gouvernements à se lancer dans la «décarbonisation» de leur économie. Les 25 se disent aussi conscients des coûts de l'inaction mais aussi des bénéfices résultant des investissements «climate-friendly». Voilà pour la mise en bouche.

Plus concrètement, l'Europe entend aboutir sur la gouvernance du Fonds d'adaptation et sur son lancement effectif. Soulignant l'important apport des technologies dans la lutte contre le renforcement de l'effet de serre, l'Europe entend développer leurs transferts vers les pays les plus pauvres et ne verrait pas d'un mauvais oeil la création d'une structure adaptée. Bien évidemment, la capture et la séquestration du CO2 font figure de technologies de choix pour les Européens. Et la note «invite» d'ailleurs la Commission à proposer rapidement un cadre législatif «permettant l'utilisation sûre de cette technologie dans l'Union européenne.» De quoi faire un bel effet d'annonce dans la capitale kenyane.

Saluant le fort développement des projets de mécanisme de développement propre (MDP), l'Union entend faire en sorte qu'ils soient plus nombreux encore et surtout que l'on établisse des passerelles (en termes de quotas) avec d'autres mécanismes de flexibilité (les marchés des quotas d'émissions, la mise en oeuvre conjointe). Autant dire que les gouvernements européens attendent avec une impatience non dissimulée le rapport que la Commission doit prochainement rendre sur la mise en oeuvre de la directive du 13 octobre 2003, dite directive «Quotas».




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