L'ozone va mieux

Le 11 septembre 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le diamètre du trou d'ozone se réduit
Le diamètre du trou d'ozone se réduit

La couche d’ozone stratosphérique est de moins en moins mitée. Selon un rapport conjoint de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), le diamètre du «trou d’ozone», situé au dessus du continent antarctique (et parfois de l’Australie et de la pointe de l’Amérique du Sud), commence à diminuer. Et si le phénomène se poursuit, il pourrait être résorbé vers 2050, a indiqué Achim Steiner, directeur exécutif du Pnue.

Il faut, selon les institutions onusiennes, inscrire ce succès au crédit du protocole de Montréal. Conclu en 1987, cet accord international interdit la fabrication et l’usage de nombre de substances chimiques destructrices de l’ozone stratosphérique, à l’instar des fameux chlorofluorocarbures (CFC) et des halons.

«Sans le protocole de Montréal et les accords connexes, les niveaux atmosphériques de substances appauvrissant l'ozone auraient pu décupler d'ici 2050. Selon des modèles mondiaux, le protocole aura permis d'empêcher 2 millions de cas de cancer de la peau chaque année d'ici 2030, d’éviter des dommages aux yeux et aux systèmes immunitaires humains et de protéger les espèces sauvages et l'agriculture», confirme le Pnue dans un communiqué.

Réduire les émissions anti-ozone aura aussi permis de lutter contre le changement climatique. Nombre de substances destructrices de la couche d’ozone sont aussi de puissants gaz à effet de serre (GES). Problème, certains de leurs substituts, comme les hydrofluorocarbures (HFC), le sont également. Et leur utilisation va croissant. Ces dernières années, leurs émissions étaient estimées autour de 500 millions de tonnes équivalent CO2 par an, en croissance de 7%/an. Raison pour laquelle les états-Unis militent fortement pour que le prochain accord de réduction des émissions de GES intègre ces gaz de synthèse.

Pour autant, tout n’est pas gagné pour l’ozone. Début août, la Nasa révélait que la concentration dans l’atmosphère de tétrachlorure de carbone (substance interdite dès 1987 par le protocole de Montréal) était largement supérieure aux prévisions. «Ce qui laisse supposer des fuites industrielles inconnues, d’importants rejets en provenance de sites contaminés ou d’autres sources de CCL4 inconnues», indiquait Qing Liang, chimiste de l’agence spatiale américaine. Certains spécialistes évoquent la possibilité selon laquelle certaines utilisations industrielles du chlore, comme le traitement de l’eau potable, créeraient indirectement ce solvant interdit.

 



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