L’ozone retrouve des couleurs

Le 17 mai 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Deux décennies après que le protocole de Montréal a interdit l’usage des chlorofluorocarbures (CFC) et autres substances mitant la couche d’ozone, le «trou» situé au-dessus de l’Antarctique commence à se résorber.
 
Dans un article publié dans Geophysical Research Letters, trois scientifiques australiennes estiment que la densité de molécules d’ozone, présent dans les couches stratosphériques antarctiques, sont en moyenne 15% plus nombreuses qu’à la fin des années 1990.
 
Cependant, le taux de récupération de la couche de ce gaz protecteur est relativement lent. Selon les auteures, il faudra attendre 2085 pour que la «couche» d’ozone redevienne, au-dessus du pôle Sud, aussi importante qu’elle a pu l’être avant la création des substances destructrices d’ozone.
 
Mais cela n’est pas certain. L’ozone filtre certaines radiations de l’énergie solaire (les UV B et C). La diminution, ces dernières années, des molécules d’ozone a contribué à refroidir la stratosphère, ce qui a modifié la circulation de l’air en Antarctique: l’air froid est resté bloqué au-dessus du continent blanc.
 
Si l’ozone retrouve ses couleurs d’antan, il piègera plus de chaleur dans les hautes couches de l’atmosphère, ce qui devrait modifier, mais dans l’autre sens, la circulation des masses d’air.
 
Cette fois, l’air froid pourrait être libéré, ce qui réchaufferait le climat antarctique; accroissant du même coup la fusion des glaces telluriques. Par voie de conséquence, ce réchauffement local pourrait aussi accélérer la montée du niveau des eaux marines.


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