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L’ozone davantage détruit que prévu dans l’Atlantique tropical

Le 26 juin 2008 par Claire Avignon
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La prestigieuse revue scientifique Nature a publié jeudi 26 juin une étude qui réévalue à la hausse les quantités d’ozone détruites par les couches basses de l’atmosphère de l’océan Atlantique tropical. Les résultats présentés par une équipe des universités de York et Leeds sont 50% supérieurs aux prévisions des modèles climatiques habituels.

L’information est importante du fait que l’ozone se comporte comme un gaz à effet de serre (GES) dans la basse atmosphère, et que sa destruction entraîne celle du méthane, un autre gaz impliqué dans le réchauffement climatique.

L’équipe britannique a détecté la présence de produits bromés et de radicaux libres, provenant de la vaporisation de l’eau et des émissions du phytoplancton, qui casseraient les molécules d’ozone. Cette destruction produirait une autre molécule qui détruirait à son tour le méthane.

Les estimations sur la présence de ces deux GES dans l’atmosphère devraient devenir plus précises, améliorant ainsi les prévisions climatiques futures.

«Pour le moment, nos résultats sont une bonne nouvelle –plus d’ozone et de méthane sont détruits que nous le pensions- mais l’Atlantique tropical ne peut pas être considéré comme un puits permanent pour l’ozone. La composition de l’atmosphère résulte d’un délicat équilibre. Il suffirait d’une petite augmentation des oxydes d’azote provenant de la combustion de fossiles, émis par l’Europe, l’Afrique occidentale ou l’Amérique du Nord, pour que le puits devienne une source de carbone», prévient dans un communiqué Alaistair Lewis, principal auteur de l’article.


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