L’organisation à la française des secours en cas d’accident nucléaire

Le 04 février 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Pas de numéros d'urgence dans la plaquette sur l'organisation des secours.
Pas de numéros d'urgence dans la plaquette sur l'organisation des secours.

Fukushima a décidément fait bouger les lignes de la sûreté nucléaire. Depuis la catastrophe de mars 2011, la France a réaffirmé (mais bien fort cette fois) qu’un accident majeur était possible dans une des installations nucléaires tricolores.

Comme la plupart des pays nucléarisés, elle a commandé des audits pour connaître la capacité des centrales nucléaires, des usines du cycle du combustible et des grandes installations de recherche à supporter des événements extrêmes: séismes, inondations, etc. Histoire de bien fixer les enjeux, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a même tenté de chiffrer les coûts économiques et sociaux d’un accident majeur.

De son côté, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) imposait à EDF, Areva et au CEA de «durcir» leurs installations et de mettre en œuvre des systèmes permettant en cas de gros coups durs d’en garder le contrôle et d’assurer le refroidissement des réacteurs et des piscine de stockage de combustible. Pour se conformer à ces nouvelles contraintes, l’industrie nucléaire française y sera de sa poche et devra réaliser plusieurs milliards d’euros de travaux d’ici 2018.

L’organisation des secours a aussi été rénovée. Lundi 3 février, le très discret secrétariat général de la défense nationale (SGDN) a mis en ligne, sans tambour ni trompette, la nouvelle stratégie tricolore. Intitulé Plan national de réponse, ce livret à l’italienne «fixe l’organisation de conduite de crise, la stratégie à appliquer et les principales mesures à prendre au niveau gouvernemental» et local. En résumé: qui fait quoi et comment?

Pour 8 scénarios d’accident, les lecteurs disposent d’une cinquantaine de pages «d’aide à la décision». Deux petits bémols. Contrairement à ce qui s’est produit durant les premières heures de l’accident de Fukushima, les spécialistes du SGDN n’imaginent pas que les communications entre un bassin de vie menacé et le reste de l’Hexagone puissent être coupées. SI c’était le cas, le document ne contient aucun numéro de téléphone, aucune adresse électronique à contacter.



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