L’ONU se penche sur l’énergie durable

Le 11 mai 2006 par Enerpresse
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Deux jours avant que ne s’achève la partie ministérielle de la Commission du développement durable des Nations unies (CDD), les visages se sont un peu assombris à New York, au siège de l’ONU.

Le 9 mai, la Banque mondiale présentait, en effet, ses estimations de l'évolution des émissions de gaz carbonique. Des chiffres loin d'être réjouissants. Entre 1992 et 2002, les rejets anthropiques mondiaux de CO2 ont ainsi progressé de 15% pour s'établir à 24 milliards de tonnes par an, il y a 4 ans. Et sous l'effet de la reprise économique mondiale, le rythme n'a fait que s'accélérer. Selon le Petit Livre vert de l'environnement, publié par la Banque mondiale, les émissions de dioxyde de carbone ont progressé de 2,5% par an, entre 2000 et 2002. «Une telle augmentation s'est produite en dépit d'améliorations dans l'utilisation efficace de l'énergie en Chine lors de la dernière décennie. En 1992, l'équivalent d'un dollar de produit intérieur brut provoquait pour 4,8 kilogrammes (kg) d'émissions de CO2 alors qu'en 2002 chaque dollar de PIB correspondait à 2,5 kg de CO2», souligne-t-on à la Banque de Washington.

Fermes soutiens de la Coalition de Johannesburg pour les énergies renouvelables, les responsables européens sont partis à la CDD avec l'espoir d'inverser cette tendance. Par la voix du commissaire à l'environnement, Stavros Dimas, l'Union européenne va présenter à New York un nouveau mécanisme financier (doté de 220 millions d'euros pour 2006) permettant de financer des systèmes énergétiques renouvelables dans les pays de l'ACP (Asie, Caraïbe, Pacifique) et notamment ceux de l'Afrique subsaharienne.

Les participants de la CDD devront aussi définir les façons pour que l'industrie s'inscrive véritablement dans un développement durable, notamment sur les plans énergétique et climatique. Mais aucune mesure contraignante ne sortira de la CDD, qui n'est qu'une sorte de parlement mondial du développement durable. Des discours plus fermes, et peut-être quelques mesurettes, seront, en revanche, au menu de la conférence de l'année prochaine, déjà qualifiée de «décisionnelle». Mais d'ici là, l'atmosphère aura été un peu plus carbonée.




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