L’ONU désigne sa patronne du climat

Le 18 mai 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le suspens n’aura pas duré bien longtemps. Quelques semaines après l’annonce de la démission du secrétaire de la convention sur les changements climatiques, l’ONU a choisi, lundi 17 mai, sa remplaçante. Après bien des spéculations et des luttes de couloir, c’est finalement Christina Figueres qui a été désignée par Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies. Son seul rival sérieux était l’ancien ministre sud-africain de l’environnement, Marthinus van Schalkwyk.

 

Agée de 53 ans, cette anthropologue de formation est membre de l’une des plus puissantes familles de son pays, le Costa Rica. Son père, José María Hipólito Figueres Ferrer, a été élu trois fois président de la République. Son frère aîné, José Figueres Olsen, a occupé cette prestigieuse fonction entre 1994 et 1998. Après deux années passées à l’ambassade costaricaine de Bonn, comme ministre conseiller, Christina Figueres rentre au pays en 1987 pour prendre la direction de la coopération internationale du ministère de la planification. Vient ensuite une pause professionnelle de quelques années (le temps d’élever ses filles jumelles Naima et Yihana), puis la diplomate se voit confier en 1993 les rênes d’un programme de développement des énergies renouvelables en Amérique latine.

 

Fondatrice, deux ans plus tard, du Centre pour le développement durable sud-américain, elle supervise l’élaboration de nombreuses politiques climatiques de la région. Cette expérience la propulse tout naturellement au rang de représentante du Costa Rica dans les négociations de la convention des parties à la convention climat de l’ONU en 1995. Ce qui ne lui a pas interdit, en parallèle, de conseiller plusieurs entreprises montant des projets MDP (Mécanisme de développement propre), telles C-Quest Capital, ou Endesa Latinoamérica, le plus grand énergéticien d’Amérique du Sud.

 

Grande connaisseuse des questions climatiques et des arcanes onusiennes, représentante d’un pays du Sud « modéré », Christina Figueres avait donc beaucoup d’atouts pour rallier les suffrages de toutes les parties du monde. En poste à partir du 1er juillet prochain, elle devra relancer des négociations un peu embourbées, à 4 mois de l’ouverture du sommet de Cancun. Ce qui ne sera pas la moins ardue des missions qui lui ont été confiées.



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