L’Ontario ne veut plus de charbon

Le 06 mai 2005 par Enerpresse
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Paradoxe. Alors que l’électricien américain Sempra fait des pieds et des mains pour construire au Nevada l’une des plus grosses centrales au charbon américaine (1.450 MW), l’Ontario entend abandonner au plus vite l’utilisation de cette ressource fossile.

Ce qui ne sera pas une sinécure. Un électron ontarien sur cinq est produit par l'une des quatre centrales au charbon que compte la province canadienne. Le solde étant produit par les trois centrales nucléaires locales (34,8% de la capacité installée), par les barrages (24,7%) et par des unités fonctionnant au fioul ou au gaz (16%). Cette fois, l'argument utilisé par le ministère de l'Energie ontarien n'est pas technique (sécurité de l'approvisionnement) ni économique, mais environnemental et sanitaire.

Une étude menée pour le compte du gouvernement régional montre, en effet, l'importance de l'impact sanitaire de la production d'électricité à partir de la houille. «L'étude a déterminé que la pollution atmosphérique toujours plus croissante émise par les centrales au charbon est à l'origine d'un total annuel de 668 morts prématurées, 928 hospitalisations, 1 100 admissions en salle d'urgence et 333.660 cas de maladies mineures, tels que maux de tête, toux et autres symptômes respiratoires»,indique ainsi le ministère de l'Energie, dans un communiqué.

La décision étant prise de se passer du charbon d'ici à 2007, quelles sont les alternatives possibles? Un consultant a travaillé sur quatre scenarii : le laisser-faire, le «tout gaz», un mix nucléaire-gaz et enfin l'équipement des centrales au charbon en matériels anti pollution dernier cri. La comparaison des coûts (en intégrant la facture environnementale et sanitaire) des différentes solutions imaginées est édifiante. Le bouquet incluant nucléaire et gaz est de loin le moins cher (22 milliards de dollars d'investissements et unMWh à 72 dollars). Soit, en gros deux fois moins que les coûts du système actuel, le plus cher. Armé de tels résultats, il y a fort à parier que la politique énergétique du ministre ontarien de l'Energie, Dwight Duncan, soit basée sur un fort accroissement du parc de centrales au gaz et un redémarrage des tranches 1 et 2 de la centrale nucléaire de Bruce. Un sujet évoqué depuis déjà plusieurs mois.




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