L’ONF entendu par l’Assemblée nationale

Le 23 mai 2011 par Célia Fontaine
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La Commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale a audité le 18 mai Hervé Gaymard et Pascal Viné, président et directeur général de l'Office national des forêts (ONF).
 
L'avenir du régime forestier français est-il en danger? Face à la volonté du gouvernement de privatiser la gestion de la forêt publique (dans le JDLE), l'ONF s’inquiète.
 
L'établissement public gère les forêts domaniales et communales, soit près de 25% de la surface forestière nationale. Il met en vente 40% du bois en France, il s’agit donc d’un «acteur fondamental de la politique forestière française qui a pour but d'assurer la gestion durable des forêts et de développer l'ensemble de la filière forêt-bois», souligne le ministère en charge de l’agriculture.
Mais les superficies forestières stagnent, voire baissent, pour la première fois depuis deux ans. En outre, la gestion interne de l’Office est critiquée. Depuis sa réforme entamée il y a une dizaine d’années, l'ONF fait face à un climat social tendu. Confrontée à une série inédite de suicides (une quinzaine en 5 ans), l’Office entend restaurer le dialogue social et mieux prendre en compte les spécificités du travail des forestiers (dans le JDLE).
 
A ce sujet, un audit social sera réalisé d'ici la fin de l'année. L'effort de réduction des effectifs devra se poursuivre dans les prochaines années, a confirmé Hervé Gaymard.
 
A la question posée par les parlementaires de savoir si l’ONF prenait suffisamment en compte la biodiversité, Pascal Viné a rappelé la volonté de l’Office de produire plus de bois à partir des surfaces qui sont sous sa responsabilité tout en préservant la biodiversité. Le 26 avril dernier, il avait affirmé qu’entre les forêts domaniales (1,8 million d’hectares) et communales (2,8 millions ha), la production peut augmenter potentiellement de 10 à 30%.
 
Cette augmentation de la production s’inscrit dans le respect du protocole d’accord signé entre l’ONF et France Nature Environnement (FNE) dans la foulée du Grenelle de l’environnement.
 
Mais pour aller chercher une production supplémentaire, des investissements en forêt sont nécessaires, a rappelé Pascal Viné. Quelque 70 millions d’euros seraient les bienvenus (investissements en route, travaux ou câblages), mais les communes ne peuvent supporter une telle somme. L'ONF peut en financer une partie, mais sur fonds propres.
 
ervé Gaymard a également annoncé que les relations avec les communes forestières étaient en voie de consolidation, suite à un rapport remis en octobre 2010 au président de la République. Il faudra pour cela plus de concertations au niveau intercommunal, tant sur le volet des emplois que sur celui de l'exploitation forestière.


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