L’ONCFS revendique l’exercice de la police de l’environnement

Le 09 septembre 2014 par Stéphanie Senet
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30 à 40 agents de moins chaque année
30 à 40 agents de moins chaque année

L’Office national de la chasse et de la faune sauvage traverserait-il une crise? Cet établissement public se trouve en effet exclu de la future Agence française de la biodiversité (AFB), suite à un vote –à l’unanimité- de son conseil d’administration, confirmé par son ministère de tutelle (écologie).

 «On s’interroge sur nos futures missions alors que les polices de l’environnement sont en pleine restructuration et qu’un opérateur unique sera en charge de la sauvegarde de la biodiversité», a affirmé Jean-Pierre Poly, directeur général de l’ONCFS, lors d’une conférence de presse à Paris ce 9 septembre.

Alors que l’examen du projet de loi sur la biodiversité, entérinant la création de l’AFB, ne devrait pas démarrer avant l’automne, l’ONCFS prend les devants et propose de coordonner toutes les polices de l’environnement, à l’exception de la police des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). «Nous disposons du plus grand nombre d’agents (1.150 personnes) et effectuons déjà sur le terrain des missions liées à la police de la chasse mais aussi de l’eau, de la nature, et des sites protégés», plaide Hubert Géant, directeur de la police à l’ONCFS. De son côté, l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema) ne dispose que d’environ 650 agents.

Rappelant que le trafic d’espèces protégées s’envole et que l’établissement travaille déjà de concert avec les services de douane et de gendarmerie, l’idée serait de créer des services mutualisés avec les agents relevant des autres polices.

En attendant, les moyens financiers et humains de l’ONCFS fondent un peu plus chaque année, avec la disparition de 30 à 40 agents, la baisse du budget accordé par le ministère de l’écologie (le dernier s’élève à 40 millions d’euros) et l’érosion du nombre de chasseurs (1,5% de moins), alors que les permis de chasse représentent 70% des revenus de l’Office (environ 80 M€).

 



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