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L’OMS s’invite aux négociations climat

Le 26 août 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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700 millions de Chinois utilisent encore des foyers ouverts au charbon.
700 millions de Chinois utilisent encore des foyers ouverts au charbon.
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C’est presque en catimini que l’Organisation mondiale pour la santé (OMS) organise, ces trois prochains jours à Genève, l’un des premiers colloques sur les effets sanitaires des changements climatiques. Passée pratiquement inaperçue dans l’agenda, la réunion a deux objectifs. «Dans les négociations climatiques, notamment lors des conférences des parties, la dimension sanitaire est extrêmement faible», explique au JDLE Antoine Flahault, vice-président du centre Virchow-Villermé (université Descartes,?Sorbonne Paris Cite?).

Menaces bien connues

Un mois avant la tenue du sommet Climat de l’ONU, à New York, l’OMS souhaite donc rappeler à la communauté internationale l’importance des conséquences sanitaires du réchauffement et les multiples bénéfices de leur prise en compte. «Sous nos latitudes, les menaces sont assez bien identifiées. Les vagues de chaleur, comme celles que l’on observe déjà en Australie, fragiliseront les personnes âgées et les jeunes enfants. On assistera à une extension des maladies infectieuses, notamment celles véhiculées par les moustiques. Le réchauffement accroîtra le risque de développer des maladies des systèmes cardiovasculaire et respiratoire. De même, le climat, en se réchauffant, produira plus d’allergènes environnementaux, -avec les conséquences que l’on peut imaginer», souligne le professeur de santé publique.

 

La mobilité est un poids carbonique lourd pour les hôpitaux. Selon un bilan réalisé en 2009, le centre hospitalier de Dieppe émet environ 15. 000 teq CO2 par an: l’équivalent de 105 kgeq CO2 par patient. Les déplacements contribuent pour 40% de ces émissions, et la consommation d’énergie pour 23%.

 

Bénéfices rapides

Pour convaincre gouvernements et institutions d’introduire un peu de santé dans le climat, les congressistes genevois rappelleront que les bénéfices des politiques de prévention peuvent être extrêmement rapides, contrairement aux programmes de décarbonation de l’économie. «Réduire la consommation de charbon dans les villes chinoises réduira, bien sûr, les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi la pollution de l’air.»

Transports, énergie et eau

Le colloque de l’OMS entend aussi sensibiliser les dirigeants des systèmes de santé aux impacts climatiques de leurs activités. «Un hôpital est constamment ouvert, consomme beaucoup d’énergie et d’eau, génère beaucoup de transports. à l’évidence, son empreinte climatique est très importante.» Au Royaume-Uni, le National Health Service (le système de santé publique britannique) émet environ 18 millions de tonnes équivalent CO2 par an: le quart des émissions carbonées des services publics d’outre-Manche

 

 

 

 



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