L'OMS édicte de nouvelles directives

Le 19 octobre 2004 par Loïc Chauveau
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L'organisme onusien complète et précise les modes les plus sûrs de gestion de l'eau. Au-delà des normes à respecter, il s'agit désormais d'organiser des systèmes globaux de surveillance de la ressource du point de captage au lieu de consommation.

Pour l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la qualité de l'eau potable doit pouvoir être contrôlée à partir d'une combinaison de paramètres englobant la protection de la source d'approvisionnement, la surveillance des procédés de potabilisation, la gestion du réseau de distribution et la commercialisation finale. L'OMS ne se contente donc plus d'édicter des normes de potabilité, mais intervient désormais sur l'organisation générale du service d'adduction :"Les critères de salubrité ne servent à rien si en amont, rien n'est fiabilisé pour fournir une eau de qualité aux populations" dit-on au siège de l'organisation. Les nouvelles directives s'appuient donc sur un cadre général qui comprend cinq points principaux : -l'élaboration d'objectifs de santé publique basée sur la description de la situation réelle des populations en matière de maladies hydriques ; -la construction de méthodes d'évaluation de tout le système de distribution du captage à la source jusqu'au robinet ou à la fontaine . Seule cette vue globale peut permettre d'assurer un service salubre en toutes circonstances. -l'enregistrement en temps réel des mesures de contrôle de la qualité de l'eau pour sécuriser le réseau. -la rédaction de documents de gestion décrivant toutes les opérations de maintenance et de réparation à effectuer en temps normal et en période de crise.

Ces documents doivent également comprendre l'information des populations en cas de problème d'approvisionnement. -la création d'une autorité de contrôle indépendante qui vérifie que les quatre points précédents sont mis en oeuvre correctement. Tous les services de distribution d'eau potable dans le monde sont concernés par ces nouvelles directives. Pour les pays développés, ces recommandations sont la plupart du temps respectées à la lettre. Les circuits de distribution d'eau potable sont extrêmement sécurisés et les populations sont immédiatement averties quand les normes de potabilité ne sont pas respectées. Les 26.000 unités de distribution en France connaissent ainsi des dizaines d'incidents tous les ans. Il n'en est pas de même pour les pays en voie de développement. Les réseaux de distribution d'eau sont peu nombreux, les méthodes de gestion embryonnaires, les politiques d'information des consommateurs inexistantes. Avec ces nouvelles directives, l'OMS quitte le strict domaine de la santé publique pour intervenir dans les domaines techniques, économiques, politiques et sociales. L'organisme onusien donne d'abord les critères de bonne gestion matérielle des réseaux. Il rappelle aussi que les critères financiers ne sauraient supplanter les impératifs de santé publique. Il précise enfin qu'aucune gestion fiable de la ressource en eau ne saurait s'affranchir de règles simples de démocratie locale et de transparence.


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