L’OME reportée aux calendes grecques?

Le 15 mai 2012 par Stéphanie Senet
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Rio+20 démarre le 20 juin au Brésil
Rio+20 démarre le 20 juin au Brésil

Selon le chef de la branche Consommation et production durable du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), Arab Hobballah, la prochaine conférence sur le développement durable Rio+20 pourrait aboutir à la création d’une institution temporaire dédiée à l’environnement, avant le lancement d’une véritable organisation mondiale.

«Il faut bien comprendre que le processus de création d’une organisation mondiale de l’environnement (OME) prendra plusieurs années. Ce retard est dû à la crise financière. Aucun gouvernement, si ce n’est l’Europe, n’est prêt à mettre des moyens supplémentaires sur la table», a affirmé sans ambiguïté Arab Hobballah, lors d’une conférence de presse organisée le 14 mai par le Club France Rio+20 et le Centre régional des Nations unies pour l’Europe occidentale.

L’Union européenne, qui soutenait fermement la création d’une OME, semble avoir lâché du lest, se rendant compte que son lobbying la desservait. Le groupe des 77, une coalition de pays en développement qui compte notamment la Chine et l’Inde, serait en effet opposé à toute évolution financière.

Les Etats-Unis, également réticents, craignent de voir l’OME dotée de pouvoirs importants, comme l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Aujourd’hui, seule l’Afrique continue finalement à porter haut et fort le projet de cette organisation, dont le siège serait situé à Nairobi.

«Une solution intermédiaire risque plutôt de voir le jour», estime toutefois Arab Hobballah. «Il s’agirait d’une institution qui deviendrait dans quelques années une véritable organisation dotée de contributions de tous les Etats», à la façon de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi), créée en 1966 et devenue une agence onusienne à part entière en 1985.

D’ici là, le Pnue poursuivrait ses actions sur le même mode de financement: environ 20% de fonds propres (surtout issus des pays nordiques, et de plus en plus du Japon et de la Corée) et 80% de financements additionnels ponctuels. «Il est plus simple d’aller voir la Norvège, par exemple, de lui présenter un projet précis et de convenir avec elle d’une contribution ponctuelle», admet le fonctionnaire onusien.

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus