L’Ofgem critique le financement des énergies renouvelables

Le 24 janvier 2007 par Enerpresse
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Et si les énergies renouvelables étaient le moyen le moins efficace (économiquement) pour réduire les émissions de CO2? Aussi impertinente qu'elle paraisse, la question est néanmoins posée par l'Ofgem (1).

Dans un rapport consacré à la réforme de la «Renewable Obligation», publié lundi 23 janvier, le régulateur britannique accuse le système de financement des énergies renouvelables d'être totalement inefficace, tant sur le plan environnemental qu'économique. Depuis son lancement en 2002, le système a coûté aux consommateurs 740 millions de livres (1,1 milliard d'euros). Ce qui a alourdi le montant de leur facture annuelle d'environ 7 livres (10 euros). Un surcoût qui pourrait néanmoins tripler en 2015. Certes, au regard des hausses des prix de l'électricité et du gaz intervenues l'an passé au Royaume-Uni, cela peut paraître marginal.

Mais au regard de la tonne de carbone évitée, cela devient prohibitif. En gros, calcule l'Ofgem, avec ce système, il faut débourser entre 184 et 481 livres (276 à 721 euros) pour éviter de relâcher une tonne de carbone (soit 3,67 tonnes de CO2) dans l'atmosphère. A comparer au coût de la tonne de carbone évitée grâce au marché des quotas (entre 12 et 70 livres) ou au «Climate Change levy» (18 à 40 livres, soit 27 à 60 euros). Excessivement cher, le système des ROCs n'est pas non plus très productif. Car, malgré les subventions, les ENR (valorisation du biogaz de décharge en tête) ne fournissent que 5% du courant britannique. Soit quatre fois moins que l'objectif fixé pour 2020 par l'administration Blair.

Bref, de l'avis d'Ofgem, le système n'est pas durable. «Nous sommes tout à fait favorables à l'objectif gouvernemental de réduire nos émissions de carbone et reconnaissons que la production à partir d'ENR a son rôle. Mais nous pensons qu'une réforme du système de la Renewable Obligation permettrait plus de réduction d'émissions et un meilleur développement des ENR à un coût plus faible pour le consommateur», résume Alistair Buchanan, le directeur général du régulateur.

Et les spécialistes de l'Ofgem de proposer la mise au point de tarifs de rachat à long terme spécifiques à chaque type d'énergie «verte». Une suggestion entendue par le DTI qui a juste rappelé que le système Renewable Obligation «était là pour rester».



(1) Ofgem : the office of gas and electricity markets






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