L’OCDE réclame un changement radical de modèle économique

Le 05 décembre 2012 par Stéphanie Senet
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Il faut tourner la page des ressources surexploitées
Il faut tourner la page des ressources surexploitées

Dans son rapport 2012, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) appelle une nouvelle fois à un changement radical de modèle économique, pour éviter des effets désastreux sur l’environnement et la qualité de vie, en particulier dans les pays en développement.

«Notre trajectoire est celle d’une collision directe avec la nature», a déclaré le 4 décembre le secrétaire général Angel Gurria, lors de la présentation du rapport.

En mars dernier, l’Organisation basée à Paris avait déjà alerté l’opinion sur les dangers de la pollution environnementale et de l’épuisement des ressources naturelles sur le développement humain et économique (voir JDLE). Elle avait notamment évalué les effets de l’inaction: une hausse de 50% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050, un doublement des morts prématurées dues à la pollution atmosphérique, et la disparition de 10% de la biodiversité terrestre, pour ne citer que quelques exemples…

Pour éviter cette catastrophe, l’OCDE préconise dans son nouveau rapport d’augmenter l’aide aux pays en développement, particulièrement fragilisés, afin d’accélérer leur transition vers une économie plus verte, sur les modèles de la Chine, du Kenya ou de l’Ethiopie.

Le rapport explique comment l’Empire du milieu, premier producteur mondial de gaz à effet de serre, a engagé un plan en faveur de la croissance verte qui devrait créer 20 millions d’emplois d’ici 2020 dans les secteurs de l’efficacité énergétique, la réduction de la pollution, la modernisation des infrastructures industrielles et la reforestation.

Autre exemple cité par le rapport: la Corée du Sud, qui vise l’autonomie énergétique en 2050 grâce au quadruplement du soutien public aux énergies renouvelables d’ici 2030.

Dans le contexte actuel, l’OCDE risque d’avoir du mal à faire entendre sa voix. En effet, la 18e conférence des Nations unies sur le climat, à Doha, a montré la résistance farouche des pays industrialisés –Etats-Unis et Union européenne en tête- à accélérer leurs contributions en faveur des pays du Sud. Ce soutien déclencherait pourtant d’autres mouvements, notamment de la part des investisseurs privés.

Le rapport n’oublie pas d’aborder la question des subventions défavorables à l’environnement, qui représentent plus de 1.000 milliards de dollars dans le monde (765 Md€!), selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue). Autant de fonds disponibles pour mettre de la croissance verte dans les économies.



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