L’observatoire national de la biodiversité, une mine d’informations sur la nature

Le 20 mai 2016 par Marine Jobert
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80 indicateurs disponibles sur la biodiversité.
80 indicateurs disponibles sur la biodiversité.
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Peu connu, l’Observatoire national de la biodiversité est un outil inédit dans le paysage français. Il collecte, confronte et synthétise des données puisées aux meilleures sources pour rendre compte de l’état de la biodiversité en France et des pressions qu’elle subit.

Peu exposé aux lumières médiatiques, dégagé de toute pression en lien direct avec la mise en œuvre des politiques publiques, l’Observatoire national de la biodiversité (ONB) est une vigie de l’état de la nature en France, des pressions exercées par les activités humaines et de la mobilisation de la société pour enrayer son érosion. A l’occasion de la fête de la nature, qui se tient du 18 au 22 mai 2016, il dresse en 80 indicateurs synthétiques un état des lieux d’une biodiversité «sous tension».

264 vers de terre par m²

A côté de données relativement connues comme la forte régression des populations d’oiseaux communs ou des chauve-souris, l’ONB publie une série d’informations inédites. Comme le niveau de diversité des régimes alimentaires des oiseaux (qui a baissé de 3,8% en 10 ans, tous milieux confondus). Ou l’évolution de la biomasse microbienne des sols en métropole (61 microgrammes d'ADN microbien par gramme de sol sur la période 2000-2009 -il s’agit de la première valeur de référence). Ou encore l’évolution de l’abondance totale des vers de terre dans les sols (il y aurait 264 individus par mètre carré sur la période 2005-2015, avec 6 taxons observés). Ou l’évolution de l'indice thermique moyen des communautés d'oiseaux en réponse au changement climatique, qui diffère selon que les espèces sont issues des milieux ouverts, forestiers ou agricoles.

60 espèces invasives sur 100

Evaluée pour la première fois en 2016 par l’ONB sur un panel de 84 espèces problématiques, la progression des espèces exotiques envahissantes en métropole s’effectue à un rythme d’au moins 6 espèces supplémentaires par département par période de 10 ans sur les 30 dernières années. En outre, une enquête conduite auprès de l’ensemble des territoires d’Outre-mer révèle que 60 des 100 espèces considérées mondialement par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) comme les plus envahissantes sont déjà présentes dans les Outre-mer français, malgré la taille extrêmement réduite de ces territoires.

Biodiversité ultramarine peu connue

L’ONB propose également des indicateurs… sur les indicateurs. Quel est le niveau d’exhaustivité de nos connaissances sur les espèces présentes en Outre-mer? Assez faible, puisque seuls 27% des groupes taxonomiques bénéficient d’un référentiel relativement complet au regard des connaissances disponibles. Les groupes déficitaires sont essentiellement des invertébrés. Même si le volume de données disponibles sur la biodiversité croît sensiblement (+109% entre janvier 2015 et janvier 2016), le niveau de connaissance de la répartition des espèces marines ou métropolitaines n’est pas très élevé (respectivement 26% et 39% en 2015). Derrière cette somme d’informations parfois un peu arides, mais tout à fait inédites, un seul homme: Luc Mauchamp, en charge de collecter les données et d’animer plusieurs dizaines d’acteurs institutionnels, syndicats, élus, ministères et associations environnementales.



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