L’obésité, un poids certain dans le changement climatique
Le 19 mai 2008 par Victor Roux-GoekenPar leur surconsommation en carburant pour leur transport et la nourriture qu’ils consomment, les obèses et les personnes en surpoids contribuent plus au changement climatique que les «autres», estime l’étude.
Les chercheurs ont comparé la consommation énergétique pour produire la nourriture et la transporter d’une population en non surpoids d’un milliard de personnes avec celle d’une population obèse du même nombre. Résultat: la seconde consomme 18% plus d’énergie pour l’alimentation. Et encore, poursuit l’étude, ce pourcentage ne tient pas compte de la surconsommation d’énergie pour le transport de cette population.
La conclusion de l’étude est moins abrupte que ces simples faits. Si elles promouvaient la marche et le vélo, les politiques de transport gagneraient sur de nombreux tableaux, conclut l’étude. Le prix de la nourriture serait réduit grâce à une baisse de la demande en pétrole, phénomène amplifié par la baisse elle-même de la demande de nourriture. Et la réduction du nombre de véhicules ferait d’une part baisser les émissions de gaz à effet de serre, le besoin d’agrocarburants –donc moins de concurrence avec l’alimentation, donc une nouvelle baisse des prix–, d’autre part augmenterait la pratique d’une activité physique de la population, et permettrait de réaliser des progrès en matière de santé publique.
Mais la tendance ne va pas dans ce sens. Au moins 400 millions d’adultes dans le monde sont obèses, et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) prévoit qu’en 2015, 2,3 milliards d’adultes seront en surpoids, et plus de 700 millions obèses. D’ailleurs, dans une étude publiée mardi 13 mai dans son Bulletin épidémiologique hebdomadaire, l’Institut de veille sanitaire (InVS) relève un accroissement de l’obésité en France depuis le début des années 1980, avec une accélération depuis les années 1990.
(1) Transport policy is food policy; Phil Edwards, Ian Roberts; The Lancet - Vol. 371, Issue 9625, 17 May 2008, Page 1661
7 réactions
Christian Guyard | 06/06/2008 - 10H45
Stockage d'énergie Bonjour, Un aspect complémentaire à cette étude pourrait être la quantité d'énergie stockée dans les "bouées intégrées" des obèses. (on pourrait aussi s'intéresser à la surconsommation d'énergie de la personne elle-même dans ses déplacements: monter une marche de 0,20 m quand on pèse 80 kg représente une dépense d'énergie plus élevée que lorsqu'on pèse 60 kg). Mais je reviens au stockage: 400 M d'obèses avec un surpoids moyen de 30 kg cela représente 12 Mt de graisse on peut dire en restant dans l'ordre de grandeur 12 Mtep. C'est quasiment 12 j de la consommation de la France! Ne pourrrait-on pas envisager de récupérer ces 12 Mtep pour en faire quelque chose? On pourrait confier la collecte à un réseau de lipo-suceurs, joint-venture entre les sociétés pétrolières et les chirurgiens esthétiques. Non finalement la collecte reviendrait trop cher, c'est idiot, bien autant que notre société de consommation, euh non je voulais dire notre société de gavage. Bon appétit
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callens jean-pierre | 03/06/2008 - 18H36
obesite, sante, transport, cout question a se poser?, faut il desormais facturer les personnes dans les transports suivant la masse transportee en effet plus on est lourd plus on consomme de l'energie. Quel est l'impact sur le cout de la sante?, la aussi faut il appliquer un coefficient correctif suivant la charge ponderale. + on consomme + on paie de la securite sociale. Celui qui fait de l'exercice, mange correctement, paie moins de secu que les autres?
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ramadier serge | 22/05/2008 - 11H03
et le methane? a quand une etude pour mesurer si la quantité de methane rejeté dans l'air par des obeses gavés de haricots est superieure à celle des mannequins gavées de salades. si l'argent dépensé dans ce genre d'étude allait à la vraie recherche.....
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Sophie BELLEVILLE | 21/05/2008 - 11H07
Quel est l'intérêt de ce type d'études ? Oui, mais.... Un obèse vivra statistiquement moins longtemps, il polluera moins durant sa vie plus brève que l'individu raisonnable qui aura fait de l'exercice de façon raisonnable et qui occupera longtemps une place à la maison de retraite où les repas sont servis trois fois par jour. A quand l'étude qui démontrera que les hommes qui ont en moyenne une masse musculaire 20% supérieure à celle des femmes et qui mangent plus contribuent plus au réchauffement climatique ? que celui qui nourrit ses animaux de compagnie contribue plus que celui qui n'a pas d'animaux (et pas d'enfants non plus de sûrcroit) ? que les personnes aisées qui consomment du caviar et des huitres à Noël, partent au sport d'hiver et prennent régulièrement l'avion contribuent plus au réchauffement climatique que les personnes qui n'ont pas les moyens de partir en vacances ?
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daoud fouad | 20/05/2008 - 15H29
beurk et vomir devant de telles inepties, ça fait maigrir?
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Nadia Donati | 20/05/2008 - 09H10
Un état d'esprit Oui à l'idée de décroissance et de redécouverte de la frugalité. Car j'aimerais que l'on dise plus souvent qu'être obèse, ce n'est pas seulement une maladie, mais aussi un état d'esprit. Comme disait Audrey Hebpurn, "pour rester mince, donne chaque jour la moitié de ton repas à ceux qui ont faim".
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gaulier lionel | 19/05/2008 - 14H26
régime en fait un bon résumé des problémes de notre société actuelle.Décroissance?
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