L’obésité favoriserait un Alzheimer plus sévère

Le 16 janvier 2013 par Romain Loury
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L’obésité pourrait accroître les lésions observées dans la maladie d’Alzheimer, suggère une étude française menée chez la souris et publiée dans la revue Diabetes.

Si l’effet aggravant de l’obésité sur les démences liées à l’âge est bien établi, les mécanismes sous-jacents demeurent encore peu compris. Menée chez la souris, l’étude publiée par deux équipes Inserm de Lille [1] suggère que l’obésité accroîtrait les lésions cérébrales en agissant sur la protéine Tau, dont l’accumulation anormale est l’une des caractéristiques de la maladie d’Alzheimer.

Comme modèle animal, les chercheurs ont recouru à des souris transgéniques développant avec l’âge une neurodégénérescence liée à Tau. Rendues obèses par un régime riche en graisses, «ces souris ont développé une pathologie aggravée, tant du point de vue de la mémoire que des modifications de la protéine Tau», explique l’un des co-auteurs de l’étude, David Blum, dans un communiqué de l’Inserm.

Une «preuve expérimentale» du lien entre obésité et démences liées à Tau, dont la maladie d’Alzheimer, ajoute l’Inserm. Contrairement à plusieurs études précédentes, celle-ci montre que la résistance à l’insuline, caractéristique du diabète qui accompagne souvent l’obésité, n’est pas le facteur aggravant. Reste donc à trouver quel est ce facteur, ce à quoi les chercheurs sont d’ores et déjà en train de travailler.

[1] Les unités mixtes de recherche «Alzheimer et tauopathies» (UMR837) et «Récepteurs nucléaires, maladies cardiovasculaires et diabète» (UMR1011).



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