L’Italie se détourne du régime méditerranéen

Le 24 juillet 2013 par Romain Loury
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La crise se ressent dans les caddies
La crise se ressent dans les caddies

Frappés par la crise économique, les Italiens voient leurs habitudes alimentaires se dégrader, abandonnant peu à peu le régime méditerranéen, selon une étude publiée dans la revue Appetite.

Victime emblématique de la crise, le budget alloué par les familles à leur alimentation: entre 2000 et 2009, il a ainsi chuté de 9,7% chez les jeunes ménages italiens étudiés par l’équipe de Caterina Romano, de l’université des études de Florence. Un serrage de ceinture qui se reflète au niveau nutritionnel: moins de fruits, de légumes et de poisson, plus de riz et de pâtes, révèlent les chercheurs.

A partir des données de l’Institut national de statistiques (Istat), l’équipe florentine a analysé, en 2000 et en 2009, la répartition de la population selon ses habitudes alimentaires. Premier constat, le net recul des ménages dits «traditionnels», ces habitués du régime méditerranéen que l’on retrouve avant tout dans le sud et les îles: en 2009, ils ne représentaient plus que 36% de la population (contre 49% en 2000), et leur budget alimentation s’était écroulé de 11%.

A l’inverse, la classe des «ménages qui font des économies» est passée de 4% à 20% de la population dans le même temps. Très éloignées des recommandations nutritionnelles, ces familles, que l’on retrouve plutôt dans le centre de l’Italie, consacrent une partie élevée de leur budget alimentation au pain, aux pâtes et aux céréales.

«Les familles nombreuses, peu fortunées et de niveau d’études peu élevé se tournent [vers la classe de ceux qui font des économies], se détournant du régime traditionnel, plus équilibré d’un point de vue nutritionnel», constatent les chercheurs, qui y voient un symptôme de la crise économique.

Plus présente dans le centre et le nord de l’Italie, la classe des «jeunes ménages modernes» (stable à 30% entre 2000 et 2009) présente un régime assez proche de celui des ménages «traditionnels», mais s’en distingue par un niveau d’études et des revenus plus élevés. A l’inverse, les ménages «qui cherchent la facilité» (stable à 8%), très présents au nord, consomment beaucoup de charcuterie, de fromage et d’œufs, signes de repas «rapides et déstructurés».



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