L’Italie privatise ses plages

Le 19 juillet 2012 par Stéphanie Senet
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Une plage privée de Toscane
Une plage privée de Toscane

Pour aller à la plage en Italie, mieux vaut ne pas oublier son porte-monnaie. La privatisation va en effet bon train sur les côtes. Selon le WWF Italie, le nombre de plages privées a plus que doublé en 10 ans, passant d’environ 5.500 en 2001 à plus de 12.000 aujourd’hui.

Les loueurs de transats et de parasols occupent désormais 900 des 4.000 kilomètres de côtes dédiées à la baignade, soit 22% des plages en moyenne.

Le président de la fédération des Verts (I Verdi), Angelo Bonelli, milite pour un rééquilibrage en faveur des plages publiques, du type 50%-50% près des zones urbaines, les plus touchées par ce phénomène. Il aimerait que les Italiens se réapproprient leurs plages.

«La spéculation sur ce bien commun a généré d’énormes profits destinés à un petit nombre alors que les écosystèmes côtiers ont été fragilisés par le bétonnage», déclare à l’AFP Gaetano Benedetto, le directeur des politiques environnementales du WWF Italie.

Sur la plage d’Ostie, dans le Latium, la location d’un parasol coûte par exemple 20 euros la journée. Pour un abonnement annuel de 6 personnes (comprenant une cabine, un parasol et deux chaises longues), il faut débourser 1.800 €.

Pour inverser cette tendance à la privatisation, plusieurs initiatives citoyennes ont vu le jour. A Rome, un référendum contre les espaces privés, qui représentent 80% des plages de l’agglomération, a été lancé. A Naples, des habitants sont en train de réhabiliter eux-mêmes une ancienne zone industrielle en plage publique.

 



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