L’ISR, cet inconnu

Le 07 octobre 2011 par Célia Fontaine
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Selon une étude publiée le 6 octobre, 60% d‘épargnants accordent une place importante aux critères environnementaux, sociaux et éthiques, mais seuls 8% d’entre eux déclarent connaître l’Investissement socialement responsable (ISR). Le ministère en charge de l’écologie rappelle qu’un label pour rendre l’ISR lisible et visible par les épargnants particuliers existe depuis 2009.
 
Du 10 au 16 octobre 2011 se tient la deuxième édition de la Semaine de l’ISR. Objectif: promouvoir la démarche auprès du grand public, des professionnels et des institutionnels.
 
Pour rappel, la démarche ISR consiste à choisir d’investir dans des entreprises qui prennent en compte dans leur modèle de développement des notions qui ne sont pas uniquement financières, mais également de nature sociale et environnementale.
 
Selon le ministère en charge de l’écologie, cet engagement du Grenelle Environnement aurait un potentiel de développement auprès des particuliers. «Aujourd’hui, certains réseaux comme celui de La Banque postale[1] démontrent que l’ISR répond à une demande croissante des particuliers», peut-on lire dans son communiqué du 6 octobre. Il y est également rappelé que Novethic, filiale de la Caisse des dépôts, a lancé en 2009 un label ISR pour les fonds ouverts au grand public. Ce label est attribué pour un an aux fonds qui répondent à 4 critères: une gestion avec une analyse environnementale, sociale et de gouvernance (ESG), la transparence du processus, un reporting extra-financier de qualité et la publication de la composition intégrale du portefeuille. Sur les 307 fonds ISR recensés en France, 156 ont été labellisés en 2011.
 
Mais pour certaines associations comme les Amis de la terre, les fonds ISR ne sont pas tous responsables (voir le JDLE). Dans une étude de septembre 2010, l’ONG pointe du doigt des sociétés financières (comme AXA, BNP Paribas et Deutsche Bank), qui ont été «impliquées dans le financement de projets ou la détention d'actions d'entreprises controversées». Les énergéticiens et sociétés pétrolières multinationales (Total, BP et Royal Dutch Shell) sont «notamment responsables de dégradations environnementales majeures»; quant à Areva et GDF Suez, «le mépris des populations locales des pays dans lesquels ils interviennent est avéré». D’autres entreprises qui pratiquent les fonds ISR mènent parfois des politiques managériales et sociales «inhumaines» (France Telecom), participent à des projets industriels «scandaleux» (Andritz, Rio Tinto) ou commercialisent des produits «menaçant la biodiversité et la souveraineté alimentaire» (Bayer).
 
Il appartient donc au grand public de bien se renseigner avant d’investir dans une entreprise controversée.


[1] La Banque Postale a mis en place un dispositif de formation pour ses conseillers en patrimoine et ses conseillers clientèle intégrant l’ISR


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus