L’IRSN déconseille fortement toute prise préventive d’iode

Le 17 mars 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Il est «inutile et contre-indiqué, dans l'état actuel de la situation, de prendre des comprimés d'iode en France», a martelé ce jeudi 17 mars Patrick Gourmelon face à certaines réactions impulsives après l'accident nucléaire de Fukushima, au Japon.

«Je le répète solennellement, a déclaré le chef du département de protection de la santé de l'homme de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Cela vaut aussi pour ceux qui reviennent du Japon.»

 

«Nous nous apercevons [au centre d'appel mis en place par l'IRSN, ndlr] que certaines personnes commencent à se précipiter sur les comprimés d'iode en France», a-t-il précisé. Mais «la pastille d'iode n'est pas un produit anodin pour la santé, c'est un médicament!»

Pour les gens sains, la prise d'iode peut entraîner des diarrhées, des vomissements ou de l’urticaire. Pour les personnes souffrant déjà de désordres thyroïdiens, ce sera des «troubles cardiaques», a-t-il averti.

 

«Le fait de saturer la thyroïde avec de l'iode va entraîner des effets indésirables, particulièrement chez les nouveau-nés prématurés, ou des hyperthyroïdies», selon le médecin.

En cas de contamination accidentelle, il faut d'abord établir si celle-ci aura un impact significatif sur la santé. Si elle n’en a pas, «surtout, vous ne faites rien!». «Les contre-mesures, c'est seulement s'il y a une projection» de radiations, et encore, il ne faut pas donner l'iode n'importe comment, a-t-il conclu.



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