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L’irrésistible montée des eaux

Le 02 juillet 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Toutes les couches de l'eau se réchauffent.
Toutes les couches de l'eau se réchauffent.

C’est assez décourageant. A supposer que l’humanité parvienne à réduire massivement ses émissions de gaz à effet de serre au cours des prochaines décennies (hypothèse d’école, bien sûr), le niveau de la mer continuera de s’élever pendant quelques siècles encore.

C’est du moins la conclusion de travaux de prospective, publiée dimanche 1er juillet dans Nature Climate Change, par une équipe américano-australienne.

Dans leur papier, Gerald Meehl (Centre américain de recherches sur l’atmosphère, Boulder, Colorado) et ses confrères présentent plusieurs simulations d’évolution du climat et de la montée des eaux marines.

Pour un scénario qui nous conduirait à un réchauffement de 3,9°C à la fin du siècle, le niveau des mers et des océans devrait s’élever, globalement, de 32 centimètres en 2100, 89,8 cm en 2200 et 139,4 cm en 2300.

Moins extrême, l’hypothèse qui voit le climat s’échauffer de 3°C aboutit à un résultat moindre: +19,5 cm en 2100, +33,8 cm en 2200 et 44,4 cm un siècle plus tard.

Et même si nous parvenions à limiter la montée du mercure à 0,8°C (ce qui suppose d’extraire plus de CO2 de l’atmosphère que nous en relâcherons), la mer monterait de 14 cm en 2100, 20,7 cm en 2200 et 24,2 cm en 2300.

L’expansion thermique explique, en grande partie, cette élévation. Ce qui n’est pas un scoop. La nouveauté de l’étude est de montrer que cette expansion aura lieu non seulement en surface, mais aussi à grande profondeur, en raison du réchauffement de toutes les strates de l’océan.

Or, si la température de l’eau superficielle peut évoluer (dans un sens ou dans l’autre), l’inertie thermique des grands fonds est beaucoup plus lente.

De ce fait, même si nous «refroidissions» le climat, en décarbonant nos sociétés ou en modifiant l’albédo de la planète, les terres basses et les polders continueraient d’être érodés ou engloutis.

 

Environ 40% de la population mondiale, estime l’ONU, vivent sur la bande littorale.

 



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