L’Irlande vise aussi la neutralité carbone

Le 18 juin 2019 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Un panneau bien connu des automobilistes irlandais.
Un panneau bien connu des automobilistes irlandais.
VLDT

La fiscalité du carbone au coeur de la réussite du projet.

 

Imaginez un pays sans politique climatique, qui continue d’accorder des permis d’exploration d’hydrocarbures, qui n’atteindra pas les objectifs de baisse d’émission que lui a fixé la Commission européenne. La France? Vous n’y êtes pas. C’est de la verte Irlande dont il s’agit. Une Eire qui semble décidée à aller de l’avant. Lundi 17 juin, le Taoiseach, Leo Varadkar, a publié un plan visant à placer l’ancienne colonie britannique sur la voie de la neutralité carbone d’ici à 2050.

150 pages

S’étalant sur 150 pages, le plan d’action climatique du chef du gouvernement sud-irlandais prévoit de développer les énergies renouvelables électriques (+12 GW), de fermer les centrales thermiques, de réhabiliter 500.000 logements, d’installer 400.000 pompes à chaleur, de stopper l’installation des chaudières au fioul dès 2022, d’interdire la vente de véhicules thermiques neufs dès 2030, d’adapter les pratiques agricoles et de lancer un programme de plantation de forêts.

30 milliards d'euros

D’ores et déjà, Dublin annonce vouloir consacrer 30 milliards d’euros au financement de cette transition climatique. Un argent qui pourra en partie être issu de la fiscalité du carbone. Le programme prévoit, en effet, de quadrupler la taxation des émissions de CO2 (hors ETS), laquelle pourrait donc passer de 20 à 80 euros/tonne, entre 2018 et 2030.

Vegan, le Taoiseach?

Cité par The Irish Times, Oisín Coghlan, le directeur des Amis de la terre irlandais, estime que ce plan constitue «la plus grande innovation dans la politique climatique irlandaises depuis 20 ans.» Moins heureux, des agriculteurs ont apostrophé Leo Varadkar en lui demandant s’il était vegan. Représentant plus du tiers des émissions nationales, le secteur primaire devra faire les efforts d’atténuation les plus importants. Notamment en réduisant la part de l’élevage bovin, gros émetteur de méthane.



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