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L'INVS évalue l'impact de la pollution atmosphérique

Le 11 mai 2005 par Claire Avignon
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Californie smog
Californie smog

La synthèse d'une étude épidémiologique effectuée sur le territoire français évalue l'impact sanitaire de la pollution atmosphérique. Les résultats devraient permettre aux acteurs locaux de mieux orienter leur politique de lutte contre l'air pollué.

L'Institut de veille sanitaire (INVS) vient de publier une synthèse des évaluations d'impact sanitaire de la pollution atmosphérique (EIS-PA) urbaine en France entre 1995 et 2002, dans son bulletin épidémiologique hebdomadaire. Cette enquête, qui dresse un bilan de 24 EIS-PA dans les grandes agglomérations françaises, est un outil d'aide à la décision pour les collectivités locales.

Pour la première fois, la chercheuse Myriam D'Helf-Blanchard tente d'analyser l'impact sanitaire de l'exposition à l'air pollué à long terme. Les résultats pour les particules fines d'un diamètre inférieur à 10 micromètres (PM 10) sont présentés sous la forme du nombre annuel de décès évitables dans les villes ayant réduit leur pollution. Trois scénarios sont analysés sur des périodes allant de 1998 à 2002. Celui d'une diminution de 25% des émissions de ces particules permettrait d'éviter le décès de 40 personnes à Valenciennes. Alors que la plupart des villes respectent le niveau réglementaire européen de 40 µg/m3, en baissant de 5 microgrammes par mètre cube (µg/m3) les émissions de PM 10, le gain sanitaire atteindrait 37 décès évitables. Enfin, le gain serait seulement de 21 personnes si les émissions étaient stabilisées à 20 µg/m3, norme européenne qui devrait être en vigueur en 2010. De premiers résultats, concède l'auteure, qui sont encore difficiles à interpréter pour les décideurs car non concordants entre les villes.

Concernant l'évaluation de l'effet de la pollution à court terme, l'INVS a constaté «le rôle limité des pics de pollution», «le bruit de fond» quotidien ayant un impact beaucoup plus important. Selon Myriam D'Helf-Blanchard, il faut donc «recommander des actions visant plutôt à réduire globalement les émissions de façon quotidienne.»




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