L’intégration de l’électricité verte dans les réseaux n’est pas insurmontable

Le 27 mai 2011 par Sonja van Renssen
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Il est techniquement possible d’intégrer beaucoup plus d’électricité provenant de sources renouvelables variables (éolien, photovoltaïque, marée-motrice) qu’on le croit, selon une nouvelle étude de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) rendue publique à Bruxelles le 24 mai. La méthode développée par l’AIE brise les idées reçues sur les besoins techniques des réseaux pour intégrer les sources variables.
 
Le G8 de Gleaneagles a demandé à l’Agence d’étudier comment intégrer massivement les renouvelables dans les réseaux, vu qu’ils s’avèreront indispensables à long terme pour réaliser les objectifs climatiques planétaires. Les experts de l’AIE ont donc étudié le potentiel d’intégration d’électricité verte variable dans 8 zones aux profils électriques bien différents: îles britanniques, Péninsule ibérique, Mexique, Scandinavie, Danemark, Japon, Ouest des Etats-Unis et le système du New Brunswick à l’est du Canada. «Des ressources techniques flexibles considérables existent déjà dans toutes les zones étudiées», conclut le rapport.
 
La méthode Fast, développée par l’AIE, permet en 4 étapes de donner une estimation de la part des renouvelables variables qu’on peut intégrer dans un système donné. Première étape, estimation de la capacité maximale technique des 4 sources de flexibilité des systèmes pour s’équilibrer: réserve tournante (mobilisable dans l'instant), stockage (stations de pompage par exemple), interconnexions aux systèmes voisins et gestion de la demande. Deuxième étape: détermination de la disponibilité de ces 4 sources de flexibilité, selon les contraintes propres à la zone de réglage.
 
Troisième étape: identification des besoins de flexibilité maximum résultant d’une demande et d’une production fluctuantes. Dernière étape: comparaison des besoins et des ressources. Au final, on sait exactement s’il faut optimiser la disponibilité des ressources de flexibilité existantes ou s’il faut en créer de nouvelles.
 
Et c’est là où les politiques actuelles peuvent faire la différence en encourageant le développement des réseaux intelligents pour augmenter la réponse de la demande, les interconnexions, la liquidité des marchés de l’électricité, l’extension des zones de réglage et le couplage des marchés par les prix tel que celui de la région Centre Ouest Europe (France, Allemagne et Benelux).
 
Avec un potentiel technique de 19% de renouvelables variables dans leur demande brute d’électricité, les Japonais ont en tout cas un point de départ pour étudier comment ils peuvent développer leurs ressources renouvelables.



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