L’installation Iter officiellement autorisée dans les Bouches-du-Rhône

Le 12 novembre 2012 par Stéphanie Senet
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L'ASN demande des précisions sur la responsabilité du démantèlement
L'ASN demande des précisions sur la responsabilité du démantèlement

Alors que le coût du projet de réacteur thermonucléaire Iter a connu une croissance exponentielle depuis son lancement, le décret autorisant son installation sur la commune de Saint-Paul-lez-Durance (Bouches-du-Rhône) a été publié le 10 novembre au Journal officiel.

Ce texte précise les caractéristiques de l’installation, les conditions de sa mise en service, le réexamen de sa sûreté, ainsi que le détail de son arrêt et de son démantèlement.

Il a été publié suite à l’avis favorable émis par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) sur le projet de décret, également publié le 10 novembre au JO. L’ASN souligne toutefois que des dispositions opérationnelles doivent être mises en place pour garantir que l’exploitant procèdera bien au démantèlement de l’installation expérimentale. «Il est essentiel que l’exploitant soit pleinement associé aux choix techniques et financiers liés au démantèlement, tant en phase de conception et de construction qu’au cours du fonctionnement de l’installation», préconise-t-elle.

Pour l’heure, les conditions du démantèlement sont fixées dans l’article 6 du décret. Elles prévoient seulement que l’exploitant doit informer, chaque année, des évolutions de l’installation ayant un impact sur la filière d’élimination des déchets, sur les risques liés au démantèlement, ainsi que «toute information utile» à l’opération. Il doit en particulier joindre les éventuelles mises à jour de l’étude sur la gestion des déchets et du plan de démantèlement.

Dans un communiqué, Europe Ecologie-les Verts a rappelé son apposition ferme et résolue au projet, qu’elle qualifie de «gouffre financier». «C’est un projet non maîtrisable, critiqué par les physiciens du plasma, dont le prix Nobel de physique Msatoshi Koshiba», a précisé l’eurodéputée Michèle Rivasi.

Lancé en 1985 par la Russie, ce projet international vise à faire de la fusion thermonucléaire une source d’énergie illimitée, en produisant des températures de l’ordre de 100 millions de degrés. Il se présente comme une alternative à la fission des noyaux d’atomes lourds des centrales actuelles, sources de déchets. Le site français, situé près de Cadarache, a été choisi en juin 2005.

Le projet a vu son coût tripler au cours des 10 dernières années, pour atteindre aujourd’hui 12,9 milliards d’euros selon Iter Organization. Il est financé à 45% par l’Union européenne (5,8 Md€), le reste étant pris en charge par les Etats-Unis, la Corée du Sud, le Japon, la Chine, l’Inde et la Russie (voir JDLE).

A noter que la nomination pressentie de Pierre-Franck Chevet à la tête de l’ASN (voir JDLE), a été officialisée par un décret publié le 10 novembre au JO.

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000026601340&fastPos=6&fastReqId=83260522&categorieLien=id&oldAction=rechTexte



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