L’inspection du Giec a commencé

Le 17 mai 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Annoncée le 10 mars dernier, l’inspection du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec) a débuté le 14 mai, à Amsterdam, siège de l’InterAcademy Council, instance choisie par l’ONU pour mener à bien cette mission. Cette inspection porte non pas sur les conclusions du 4e rapport d’évaluation du Giec, publié en 2007, mais sur les procédures internes du réseau d’experts créé par l’organisation météorologique mondiale et le programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue).


Vendredi, les 12 membres du panel d’experts ont auditionné le président du Giec, Rajendra Pachauri, et la secrétaire du groupe, Renate Christ.

Sur la sellette, Rajendra Pachauri a rappelé les conditions de travail difficiles du réseau qu’il préside. Ces milliers d’experts, a-t-il rappelé, doivent accomplir une tâche titanesque : outre leur travail habituel, ils doivent synthétiser l’état de la connaissance du climat. Or, en ce domaine, la connaissance ne cesse de progresser. Entre 1991 et1995,arappelé le chercheur indien, les revues scientifiques ont publié un peu plus de 4.000 articles sur le changement climatique, contre plus de 18.000 entre 2001 et 2005.

Cette inflation mobilise un nombre croissant d’experts. Pour rédiger le rapport paru en 1990, 170 auteurs et contributeurs et 200 relecteurs avaient été mis à contribution pour rédiger les 365 pages du document final. Pour celui de 2007, il a fallu exploiter le temps et les connaissances de 560 auteurs et contributeurs et 2.500 relecteurs. Des experts, a-t-il souligné qui ne fonctionnent qu’à «la motivation, à l’enthousiasme et au moral». 


Critiqué pour avoir utilisé des données ne provenant pas d’articles scientifiques (« l’affaire » des glaciers himalayens), le président de l’Institut de l’énergie et des ressources indiennes a précisé que la littérature scientifique comportait bien des manques que les experts du Giec s’efforçaient de combler comme ils le pouvaient.


Les auditions du 14 mai seront suivies de beaucoup d’autres. L’InterAcademy Council doit, en principe, remettre son rapport à l’ONU avant le 1 er septembre prochain.



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