L'Inra présente ses recherches en environnement

Le 15 février 2006 par Christine Sévillano
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L'Inra va proposer 3 ateliers lors du Salon de l'agriculture, édition 2006, dont 2 concernent directement l'environnement: la chimie verte et les pesticides dans les milieux aquatiques. Des responsables scientifiques sont revenus sur les enjeux que l'institut doit relever dans ces domaines.

Lors du Salon international de l'agriculture, qui se tiendra du 25 février au 5 mars Porte de Versailles, l'Institut national de recherche agronomique (Inra) va communiquer sur les résultats de ses recherches. Il va proposer 3 ateliers illustrant les grands axes de la recherche qu'il mène autour de l'agriculture, de l'environnement et de l'alimentation. La recherche doit prendre en compte de nouveau enjeux comme les décrit Marion Guillou, PDG de l'Inra: «Un dialogue plus important entre agriculture et société civile, le changement climatique, la circulation des biens et des personnes qui amène à des thématiques comme les maladies émergentes, les utilisations du carbone renouvelable, le besoin d'une alimentation saine et équilibrée et les politiques européennes et internationales».

Le premier atelier du salon, qui fera l'objet d'un colloque d'une demi-journée, s'arrête plus particulièrement sur la chimie verte, soit des végétaux utilisés à des fins non-agroalimentaires. Une thématique qui devient incontournable en raison des avantages environnementaux de la biomasse mais aussi des problèmes d'approvisionnement en pétrole. Les végétaux peuvent le remplacer dans de nombreux process de l'industrie chimique. En outre, les directives européennes prévoient que d'ici 2030, 25% des carburants liquides devront être remplacés par des biocarburants. Autre constat: seulement 0,5% de la biomasse produite chaque année est utilisée. «L'Inra s'y intéresse car elle permet une réduction des émissions de gaz à effet de serre, une baisse de l'utilisation des énergies fossiles et implique des technologies de production propres. Sans oublier l'aspect biodégradabilité qui permet de gérer la fin de vie des produits», précise Ghislain Gosse, chargé de mission «valorisation de la biomasse» à l'Inra.

Outre les travaux purement scientifiques, l'Inra évalue la performance économique de ces filières afin de mieux estimer les coûts, notamment ceux à partir desquels il est intéressant pour les agriculteurs de développer la filière. Enfin, l'institut cherche à améliorer la rentabilité économique de la biomasse en trouvant des débouchés pour une valorisation de l'intégralité des plantes. Par exemple, les résines à base de formol ont un impact négatif sur l'environnement, mais recoupées à du chanvre, elles donnent des matériaux composites recyclables, qui sont utilisés dans l'industrie automobile. «Pour minimiser la compétition qui pourrait exister entre besoins alimentaires et production de biomasse à finalité industrielle, nous allons diversifier les sources de matières premières comme la fraction biologique des déchets urbains ou la production de lignocellulose (plantes, arbres, paille, etc.)», poursuit Ghislain Gosse.

L'Inra va également présenter ses travaux sur les effets indésirables et les risques des pesticides dans les milieux aquatiques, mais aussi les outils qu'il utilise, comme les mésocomes. Il s'agit d'écosystèmes artificiels reconstitués sur lesquels on peut mettre en place des protocoles expérimentaux, avant la mise en oeuvre dans le milieu naturel. «Nous surveillons les effets des pesticides, mais la mesure des concentrations n'est pas suffisante: même si certaines substances sont moins détectables et moins persistantes qu'auparavant, elles peuvent toutefois avoir des effets directs ou différés», soulève Laurent Lagadic de l'unité de recherche écobiologie et qualité des hydrosystèmes continentaux. L'Inra a donc recours à toute une gamme d'indices qui sont combinés entre eux afin de mieux évaluer l'état de l'environnement. Le dernier atelier concernera plus particulièrement l'alimentation: le rôle de la microflore du tube digestif dans l'alimentation et la santé.




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