L’infertilité masculine pourrait être liée à la pollution de l’eau

Le 22 janvier 2009 par Victor Roux-Goeken
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Des produits chimiques présents dans les eaux usées, puis dans les rivières, inhibent la production de testostérone des poissons. Telle est la conclusion d’une étude (1), mise en ligne le 7 janvier dans la revue Environmental health perspectives, réalisée pendant 3 ans sur plus de 1.000 poissons dans 30 rivières d’Angleterre.

Plusieurs études avaient déjà montré le lien entre les polluants chimiques de type «oestrogènes» (hormones femelles) et «féminisation» des poissons mâles. Mais les chercheurs britanniques ont mis en évidence pour la première fois un phénomène différent: l’action de produits chimiques anti-androgènes, c’est-à-dire bloquant l’action des hormones mâles.

L’existence de ces produits chimiques pourrait en partie expliquer la baisse de la fertilité masculine, notamment humaine. Ces anti-androgènes sont présents dans des traitements comme ceux contre le cancer, et dans des pesticides. Les chercheurs indiquent avoir encore à déterminer leur origine précise.

(1) Statistical modelling suggests that anti-androgens in wastewater treatment works effluents are contributing causes of widespread sexual disruption in fish living in English rivers, Susan Jobling et al., Environmental Health Perspectives, en ligne le 7 janvier 2009


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