L’industrie pétrolière, championne des RP

Le 16 janvier 2015 par Romain Loury
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Un besoin criant de RP
Un besoin criant de RP
Northern Petroleum

Aux Etats-Unis, l’industrie dépense des fortunes colossales en relations publiques et en publicité, bien plus que pour le lobbying classique. La palme revient à l’American Petroleum Institute (API), révèle le Center for Public Integrity dans une enquête publiée jeudi 15 janvier.

«Le secteur des relations publiques est en hausse, tandis que le nombre de lobbyistes au niveau fédéral ne cesse de baisser. La différence, c’est que le travail du premier n’est pas sujet à déclaration, tandis que les relations presse et les campagnes de publicité influencent un bien plus grand nombre de gens», explique le CPI.

D’où la fringale qu’en a développée l’industrie, comme le révèle l’association, qui a analysé les déclarations faites à l’Internal Revenue Service (IRS, en charge de la collecte des impôts) par 144 grandes entreprises et syndicats industriels. Sur les 3,4 milliards de dollars de contrats signés entre 2008 et 2012 avec des prestataires extérieurs, 37% avaient trait aux relations publiques et à la publicité, de loin le premier poste de dépense.

Des agences gâtées

En la matière, c’est le secteur de l’énergie et de l’exploitation des ressources naturelles qui semble le plus gourmand. Et en son sein, le syndicat de l’industrie pétrolière, l’API,  a payé pas moins de 327,4 millions de dollars, entre 2008 et 2012, à Edelman, société RP la plus chouchoutée de l’industrie.

En deuxième position après l’énergie, le secteur du commerce (215 millions de dollars dépensés entre 2008 et 2012), suivi par celui des finances/assurances/immobilier (185 millions de dollars), de l’agroalimentaire (104 millions de dollars), de la communication et de l’électronique (82 millions de dollars) puis du secteur pharmaceutique (72 millions de dollars).

Après Edelman, c’est GMMB qui arrive en deuxième position des sociétés de RP les plus rémunérées par l’industrie. Habituée des campagnes de candidats démocrates, notamment celles de Barack Obama, son premier client n’est autre que l’American Beverage Association (ABA), dont les efforts pour faire capoter diverses mesures anti-soda (taxes, interdiction des tailles maxi à New York) ont payé.



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