L'Inde ne met plus de tigre dans le moteur de son tourisme

Le 22 août 2012 par Geneviève De Lacour
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Exit, les chasses photographiques au tigre.
Exit, les chasses photographiques au tigre.

Un décret temporaire de la Cour suprême de justice indienne, adopté le 24 juillet dernier, interdit aux touristes de visiter réserves et parcs nationaux pour observer les tigres. 1.700 de ces animaux sont présents sur le sous-continent indien qui compte près de la moitié des tigres sauvages du monde. Mais l’espèce est menacée.

La vingtaine de réserves réparties sur l’ensemble du pays ouvraient quotidiennement leurs portes pendant quelques heures, faisant entrer une procession de 4x4 remplis de touristes. Mais certains écologistes se plaignaient du nombre de véhicules venant observer chaque jour ces animaux sauvages, menaçant ainsi leur tranquillité.

Une pétition a donc été lancée pour que la loi de 1972 sur la protection des animaux sauvage soit renforcée. Le texte qui interdit normalement toute activité touristique dans les zones de reproduction des félins était loin d’être respectée. Le Madhya Pradesh, par exemple, Etat du centre de l’Inde qui possède 6 réserves, a vu sa population de tigres passer de 700 en 2000 à 257 actuellement. Un fait que les plus ardents défenseurs des félins trouve très inquiétant.

Aujourd’hui, les réserves sont interdites aux curieux. Et ceux qui se plaignent le plus de la situation ne sont pas forcément les visiteurs mais les populations locales vivant du tourisme et qui constatent le manque à gagner. Certaines tribus envisagent même de recommencer les coupes illégales de bois, voire le braconnage de ces animaux sauvages protégés.

D’autres associations de défense de l’environnement critiquent vivement cette décision qui, selon elles, ne facilitera pas la protection des félins.

Aujourd’hui 22 août, l’interdiction temporaire pourrait se voir prolongée. Et déjà le nombre de réservations dans les parcs a chuté. Les professionnels du tourisme craignent que le maintien de cette interdiction ne fasse que dégrader une situation économique qu’ils jugent déjà catastrophique.



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