L’incinérateur Azalys épinglé par la CRC

Le 05 juillet 2012 par Stéphanie Senet
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L'usine Azalys a été mise en service en 1999
L'usine Azalys a été mise en service en 1999

Dans son rapport d’observations diffusé le 28 juin, la Chambre régionale des comptes d’Ile-de-France dénonce la mauvaise gestion de l’incinérateur situé à Carrières-sous-Poissy (Yvelines), dénommé Azalys, par le syndicat intercommunal pour la destruction des résidus urbains (Sidru).

Il s’agit d’un «projet mal calibré, s’inscrivant dans une logique de procrastination dès sa conception», écrit la juridiction. Mis en service en 1999, l’incinérateur disposait d’une capacité annuelle de traitement de 115.000 tonnes dont 100.000 t devait être apportées par le Sidru. Or ce tonnage n’a jamais été au rendez-vous. Il a même diminué de 76% pour passer de 71.763 t en 2000 à 59.821 t en 2010, développement de la collecte sélective oblige.

Sur le territoire du Sidru, la production de déchets ménagers et assimilés est de 399 kilogrammes par habitant et par an, soit déjà en dessous des objectifs du plan régional d’élimination des déchets (Predma) qui s’élèvent à 465 kg/hab/an en 2014 et à 440 kg/hab/an en 2019.

«A ce surdimensionnement initial, s’ajoute un surcoût, tant en investissement qu’en exploitation, lié à des choix techniques onéreux pour traiter les émissions polluantes qui sont toutes largement inférieures aux valeurs-limites fixées par la règlementation», poursuit le rapport.

Une dette de 13,57 millions d’euros a été contractée en 1999 à un taux fixe de 5,1% sur 30 ans pour financer une partie de la construction de l’incinérateur. Or elle engendre des annuités progressant chaque année de 2%, ce qui alourdit la facture de 2 M€ par rapport à un emprunt à annuité constante.



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