L’impact des vacances sur l’environnement

Le 24 août 2007 par Agnès Ginestet
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embouteillages
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Dans une étude publiée sur son site en août, l’Institut français de l’environnement (Ifen) souligne le nombre important de séjours hors de chez eux et donc de déplacements que réalisent les Français à titre personnel, générant des pollutions et consommant des ressources naturelles.

En 2005, nous avons effectué 165 millions de séjours et 57 millions d'excursions (1) sur le territoire national, et nous sommes d'ailleurs de plus en plus nombreux à partir en vacances (+14% entre 1990 et 2004). Les séjours courts se multiplient, alors que les moyens et longs séjours se raccourcissent. Conséquences pour l'environnement: les nuisances liées au trafic routier, telles que les embouteillages, le bruit et la pollution de l'air augmentent, et sur les lieux mêmes de séjour, les équipements d'alimentation en eau potable et de traitement des eaux usées et de déchets sont davantage utilisés.

Pour partir en vacances, les Français affectionnent tout particulièrement la voiture comme mode de transport. 81% l'utilisent pour leurs séjours en France, générant ainsi 12,4 millions de tonnes équivalent CO2 (eqCO2), soit 16% des émissions de gaz à effet de serre liées aux véhicules particuliers. «Plus le déplacement est de courte durée, plus le poids du transport se fait ressentir dans les émissions de gaz à effet de serre», indique l'Ifen. Un voyage en voiture, si l'on ne tient pas compte des déplacements quotidiens réalisés pendant les séjours, émet en moyenne 187 kilogrammes (kg) eqCO2, et une excursion d'une journée génère 93 eqCO2. Seuls 13% des séjours sont effectués en train, ce qui génère 12 fois moins de gaz à effet de serre qu'un voyage en voiture.

Les Français se rendent majoritairement en ville (34%) et à la campagne (33%) où ils séjournent peu de temps. 26% des destinations se trouvent sur le littoral et 14% à la montagne, où les séjours effectués sont plus longs. Dans ces zones, les stations de traitement des eaux usées sont dimensionnées pour pouvoir faire face aux croissances démographiques ponctuelles, et fonctionnent donc en sous-régime le reste de l'année.

Le rapport de l'Ifen stipule par ailleurs qu'au cours de leurs vacances, les ménages «tirent partie des ressources offertes par la nature». Des conflits d'usage peuvent être observés au détriment de ressources naturelles, en particulier à la mer et à la montagne, «compte tenu de l'attractivité de ces espaces, de la fragilité des milieux et des aménagements durs qu'ils supportent (ports, stations de ski…)». Par exemple, le cumul d'activité de la pêche et du nautisme peut affecter les ressources halieutiques.

Pour l'Ifen, «les modes de vie des ménages ont des incidences directes et indirectes sur la qualité de l'environnement, et donc sur la qualité de leur cadre de vie (air, eaux, sols…)». Les ménages sont donc «partie prenante de la stratégie nationale de développement durable» et «peuvent agir pour la résolution des problèmes environnementaux, soit de manière directe par leurs pratiques domestiques et l'usage de leur voiture par exemple, soit par leur choix de consommation».



( 1) Selon l'Ifen, un séjour compte au moins une nuitée et les courts séjours (inférieurs à 3 nuitées) sont distingués des moyens (entre 3 et 7 nuitées) et des longs séjours (supérieurs à 7 nuitées). Une excursion est un aller-retour effectué dans la journée sans nuitée




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