L’imagerie satellitaire au chevet de la biodiversité

Le 05 mai 2017 par Romain Loury
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L'albatros de Sanford
L'albatros de Sanford

Pour la première fois, une équipe est parvenue à dénombrer les effectifs d’une espèce animale, en l’occurrence l’albatros de Sanford, par satellite. Peu coûteuse, cette technique pourrait faciliter le comptage d’autres espèces d’oiseaux marins.

Du fait d’une résolution toujours plus précise, l’imagerie satellitaire a déjà fait l’objet de quelques expériences de comptage, en particulier pour l’ours blanc, le gnou ou le phoque. Publiée dans la revue d’ornithologie Ibis, celle menée par l’équipe de Richard Phillips, chercheur au British Antarctic Survey, est la première à s’intéresser à une espèce d’oiseaux, l’albatros de Sanford (Diomedea sanfordi).

Au large de la Nouvelle-Zélande

Ces grands oiseaux marins vivent, pour 99% d’entre eux, dans trois petites îles de l’archipel Chatham, à environ 800 km à l’est de la Nouvelle-Zélande. Les chiffres livrés par les chercheurs constituent donc, et c’est aussi une nouveauté de l’étude, le premier dénombrement quasi-total d’une espèce animale par satellite.

Pour cela, les chercheurs ont calibré leur méthode sur une autre colonie d’oiseaux marins, en l’occurrence les albatros hurleurs (Diomedea exulans) de Géorgie du Sud, île britannique du sud de l’océan Atlantique. Grâce au satellite WorldView-3 (résolution de 30 centimètres), l’équipe a obtenu le chiffre de 894 sites occupés, proche des 754 nids comptés in situ.

Une espèce en déclin

Pour les albatros de Sanford, les chercheurs parviennent au chiffre de 3.614 sites occupés en 2016, sur les trois îles de l’archipel Chatham où ils habitent. Les résultats révèlent d’ailleurs une forte baisse des effectifs sur deux des îles (Big Sister et Little Sister), mais une stagnation sur la troisième (Forty-Fours), depuis les derniers comptages par avion de 2009 –où le total pour les trois îles atteignait 5.744 nids.

Selon les chercheurs, l’imagerie satellitaire, moins coûteuse que l’observation par avion, serait donc particulièrement intéressante pour les oiseaux marins vivant en colonies sur de lointaines îles escarpées. Comme les albatros, dont les six principales espèces sont toutes menacées d’extinction, et dont le comptage est donc crucial.



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