L’Ile-de-France va mesurer les émissions réelles de ses bus

Le 22 juin 2018 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
Les usagers des bus voyageront avec le système de mesure des émissions.
Les usagers des bus voyageront avec le système de mesure des émissions.
DR

Quelques jours après la présentation de son projet de politique énergétique, Valérie Pécresse s’attaque à la piètre qualité de l’air de la région capitale.

 

La présidente du conseil régional d'Île-de-France a lancé, ce 22 juin, une campagne de mesure des émissions de NOX, de CO2, de CO et de particules fines (PM10) des bus exploités par les trois grands opérateurs locaux: la RATP, Transdev et Keolis. Ce n’est pas du luxe: 1,5 million de Franciliens sont potentiellement exposés chaque jour à des niveaux de pollution supérieurs aux valeurs-limites en NOx.

Conditions réelles de circulation

Une année durant, le réseau francilien de mesure de la qualité de l’air, Airparif, va mesurer avec précision les émissions de 22 bus (Euro IV, Euro VI et hybrides diesel) en conditions réelles de circulation. Eté comme hiver. Coût de l’opération: 1,3 million d’euros, financés par Ile-de-France Mobilités.

10 mesures par seconde

Outre leurs usagers habituels, ces véhicules embarqueront régulièrement deux conteneurs (l’un avec les instruments de mesure, l’autre les batteries) et une tige de prélèvement des gaz d’échappement. «Une mesure sera effectuée tous les 10e de seconde. A quoi s’ajoutera le suivi en continu de 12 paramètres techniques» (régime du moteur, type de voirie, météo, conditions de circulation), calcule Amélie Fritz.

36 millions de données

«Au total, nous allons collecter 36 millions de données sur un an», évalue la responsable du service communication d’Airparif. Cela permettra d’estimer le véritable volume de polluants recrachés par les 10.000 bus franciliens. «En nous basant sur une énorme masse d’informations, nous pourrons proposer les meilleures recommandations possibles pour baisser les rejets nocifs.»

Une première synthèse devrait être publiée par Airparif d’ici la fin de l’année. La Région prévoit de remplacer tous les bus thermiques d’ici 2029.

 



Sites du groupe
Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus