L‘Ile-de-France se mobilise contre les perturbateurs endocriniens

Le 15 avril 2013 par Marine Jobert
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Laure Lechatellier, , vice-présidente écologiste du conseil régional d’Ile-de-France en charge de la santé
Laure Lechatellier, , vice-présidente écologiste du conseil régional d’Ile-de-France en charge de la santé
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Prendre d’avance une réglementation à la traîne. Telle est l’ambition de Laure Lechatellier, vice-présidente du conseil régional d’Ile-de-France en charge de la santé, qui est parvenue à faire de la prévention des risques liés aux perturbateurs endocriniens (PE) la grande cause régionale de l’année 2013. «Les législations nationales et européennes ne sont pas satisfaisantes. Je ne veux pas attendre que la réglementation change pour agir au niveau local», explique au Journal de l’environnement l’élue écologiste. Leviers d’action: financer des associations pour qu’elles diffusent auprès du grand public et des professionnels de santé ou de la petite enfance des informations sur les PE. «Les projets proposés devront porter sur l’information, la prévention, ou la meilleure compréhension des risques», indique la Région sur son site. «Cette politique doit tout d’abord viser à limiter l’usage des substances incriminées, à prendre en compte leur dimension de perturbateur endocrinien potentiel et à réduire leur rejet dans l’environnement.» Le budget voté s’élève à 200.000 euros.

 

«Perturbateurs endocriniens… Ce sont des termes barbares, qui nécessitent d’être vulgarisés», insiste Laure Lechatellier. «Ces molécules sont présentes partout. Il faut sensibiliser la population maintenant.» Cinq voies d’action sont privilégiées. D’abord, l’alimentation, «puisque près de 80% de la contamination par le BPA se fait par voie alimentaire», rappelle la jeune femme, en se référant au dernier avis de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) [JDLE]. Il s’agit ensuite d’informer la famille, exposée chaque jour à travers les objets de la vie quotidienne (comme les cosmétiques, les vêtements, les jouets, etc.). Une attention particulière sera portée aux femmes enceintes et aux jeunes enfants. «Quand on est une collectivité territoriale qui a une crèche en responsabilité, on doit s’interroger sur toutes les substances qui y sont présentes, notamment dans les jouets ou les ustensiles de cuisine», détaille l’élue.

 

 

Les malades, à travers l’information sur les thérapies alternatives permettant de s’affranchir des PE, mais aussi les jeunes –on assiste à une épidémie de puberté précoce chez les jeunes filles- et les professionnels de santé feront l’objet de toutes les attentions. «La sensibilisation passe par le personnel médical, mais aussi par les éducateurs de jeunes enfants et les auxiliaires de puériculture», explique-t-elle. Laure Lechatellier aimerait que «[ses] collègues d’autres collectivités territoriales soient intéressés par ces initiatives et que l’idée essaime. Il y a une obligation morale à agir maintenant», conclut la vice-présidente du conseil régional.

 

Les projets peuvent être soumis au conseil régional d’Ile-de-France jusqu’au 5 juin.



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